Chorale – Nick Gardel

Chorale, comme la fin d’un cycle ou le début d’une nouvelle aventure.

Chaînon manquant

Nick Gardel a déjà fait son petit bonhomme de chemin, avec ses romans atypiques, ses grandes gueules attachantes et son humour noir. Des polars à l’ancienne qui en deviennent intemporels.

Chorale, le dernier en date, ne déroge pas à la règle, il semble au contraire être comme une sorte d’apothéose dans sa bibliographie (je n’ai pas toute la connaissance nécessaire des anciens romans pour en juger clairement, mais c’est un sentiment fort qu’on ressent à la lecture).

Remarque importante : il n’est pas utile d’avoir lu les autres romans, celui-ci est comme un chaînon manquant qui peut tout à fait se suffire à lui-même.

Ambiance à la Audiard

Vous aimez les ambiances à la Audiard, avec des bons mots enfilés comme des perles ? Alors, penchez-vous sur le cas Gardel. Quand on mélange le noir et l’humour comme lui le fait, le résultat n’est pas piqué des vers.

Ça pétarade au sens propre comme au figuré, que ce soit les balles ou les vannes, ça crépite, ça déflagre à tout va.

Chorale est une sorte de road movie bien frenchy, de la capitale vers la province, à la rencontre de personnages connus par ses lecteurs, mais aussi d’un méchant aussi violent que drolatique. Il tirerait presque la couverture à lui, le bougre.

Charme suranné

Si vous aimez les polars travaillés dans la forme, avec un charme suranné, et une nostalgie qui affleure des pages, ce roman est fait pour vous. Nick Gardel a une vraie voix (même si parfois, à force de chercher le bon mot, ses personnages se ressemblent un peu dans leurs saillies). C’est un auteur qui a un talent certain pour manier la langue tout en construisant une sympathique intrigue. Et il n’y a pas que de l’humour dans ce livre, on y sent poindre parfois une certaine mélancolie désenchantée.

Voilà le genre de romans qui n’entre pas habituellement dans mes lectures de prédilection, mais qui m’a procuré un bon plaisir de lecture. Quand c’est bien fait, on ne peut qu’adhérer, au diable les étiquettes.

Sortie : 15 septembre 2017

Éditeur : Friends only

Genre : Polar

Vous pouvez acheter le livre directement chez l’auteur en suivant ce lien

(ou sur les sites de téléchargement, ou directement chez l’auteur via sa page et son compte Facebook)

Ce que j’ai particulièrement aimé :

L’écriture soignée et pleine de bons mots

L’idée de rassembler les personnages

 

4° de couverture

Un magasin qui explose, un mitraillage à la Kalachnikov, une sirène recherchée, un gang sanguinaire, Peter, Jean-Édouard et Lorelei sont des habitués du chaos.

Quand leurs extraordinaires aptitudes pour les ennuis s’entrecroisent, cette troupe soudée par l’amitié prend la route à bord d’une vieille DS qui en a vu d’autres. 

Mais jusqu’où peut conduire l’amitié ?

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Catégories :Littérature

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9 réponses

  1. Rhoooo tu l’as déjà lu !
    Ben je vais voir pour lui trouver une petite place dans mon agenda lecture !

  2. Un auteur que je ne connais pas et que je pensais découvrir à Mulhouse 🙂

Rétroliens

  1. Interview littéraire 2017 : Nick Gardel – EmOtionS – Blog littéraire et musical
  2. Le Festival Sans Nom 2017, salon du polar de Mulhouse – Compte-rendu – EmOtionS – Blog littéraire et musical

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