Interview – 1 livre en 5 questions : La cité du futur – Robert Charles Wilson

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre.

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger.

Robert Charles Wilson

Titre : La cité du futur

Éditeur : Denoël / Collection : Lunes d’encre

Sortie : 18 mai 2017

Lien vers ma chronique du roman

En traitant de voyage dans le temps et en plaçant l’action au XIXème siècle, ce roman est un peu un chaînon manquant entre plusieurs de vos livres, vous ne trouvez-pas ?

Je n’y ai pas pensé de cette manière-là. Il y a une sorte de connexion entre La cité du futur et Julian, qui se déroule dans le futur, mais est raconté dans le style de la littérature populaire américaine du 19ème siècle. Une grande part de la lecture et des recherches que j’ai faites pour Julian a été utile pour l’écriture de La cité du futur.

Cette histoire est avant tout une aventure humaine, le voyage dans le temps est presque un prétexte, non ?

J’ai beaucoup aimé imaginer une sorte de voyage dans le temps sans aucune conséquences paradoxales, qui, je pense, dirige l’histoire dans une direction plus humaine et moins métaphysique. Je ne suis pas sûr que le voyage dans le temps puisse être autre chose qu’un prétexte, puisqu’il n’y a aujourd’hui aucune justification scientifique réelle à cela, en-dehors de la plus folle des spéculations. C’est plus de la philosophie que de la science, en fait.

Peut-on voir ce récit comme une métaphore pour parler de l’acceptation de l’inconnu, comme une ode à la tolérance ?

Dans un sens, le roman questionne sur le concept de progrès culturel et moral. L’idée qu’un tel progrès soit une illusion est insupportable : nous voulons que le futur soit un meilleur endroit que le présent. Mais faire cette déclaration, c’est admettre nos propres imperfections. Si nous sommes, dans un sens, autorisés à juger le passé pour ses injustices, alors le futur est autorisé à nous juger pour les nôtres. Et j’espère que c’est vrai… Mais ce peut être une vérité inconfortable.

Est-ce-que c’était un challenge d’adapter votre écriture à l’époque ?

J’ai lu beaucoup de littérature populaire américaine de la seconde moitié du 19e siècle tandis que j’écrivais La cité du futur, et quand vous faites ça vous commencez à en adopter le style et la syntaxe, les ironies obliques, les phrases bizarres. C’était très amusant, en fait. L’aspect difficile était de garder une sorte de conscience double… voir les événements de l’histoire des deux points de vue, passé et présent.

Le rythme du roman est soutenu, parfois comme un thriller. C’était votre volonté de départ ?

Un ami m’a dit que l’histoire était comme un « ragoût de genres », en partie western, en partie histoire de détectives, en partie thriller, en partie science-fiction. Une sorte de bâtard de fiction populaire. C’était délibéré. Et une part du but de la fiction populaire est de faire avancer l’histoire rapidement et garder une poigne ferme sur l’attention du lecteur. J’ai essayé de faire cela.

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Catégories :Interviews littéraires

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3 réponses

  1. J’adore ce rendez-vous et le concept de 1 livre en 5 questions: cela permet d’aller à l’essentiel et de donner envie aux lecteurs d’aller plus loin d’abord en lisant ta chronique puis en se plongeant dans le roman . Merci à toi !

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