Le jour du chien – Patrick Bauwen

J’aime les auteurs qui savent se renouveler, et ne proposent pas sans cesse la même tambouille. Patrick Bauwen est de ceux-là. Avec Le jour du chien, on est loin de la mangrove de Floride où se déroulait son précédent roman à l’ambiance kingienne (Les fantômes d’Eden).

Un thriller qui a du chien

Son nouveau thriller en a (du chien). Un récit sacrément rusé qui plonge le lecteur bien profond dans les sous-sols parisiens – et dans le doute. Parce qu’il faut avoir un sacré flair pour déceler les innombrables fausses pistes, chausse-trappes et autres surprises que l’auteur a disséminé un peu partout dans son intrigue. Amateurs de coups de théâtre, vous allez être servis dans une gamelle en argent.

Le personnage principal est médecin, comme l’auteur. Ça renforce la crédibilité du bonhomme. D’ailleurs, quand on parle du loup, lui aussi est étonnant. Au sein de cette intrigue qui mélange les types de narration (en mode « je » ou « il », selon le besoin), Kovak est un protagoniste auquel on s’attache très vite, du fait de son passé mais surtout de sa répartie.

Verve

Parce que l’autre point fort de ce récit, c’est la belle verve dont fait preuve Bauwen dans des dialogues vifs et enlevés. Certains passages sont, à ce titre, proprement jouissifs et mordants.

Même s’il n’est « que » médecin, ce Kovak n’est pas du genre chien-chien à sa mémère. Pas le style à se laisse faire, mais plutôt cerbère pour protéger ce qui compte encore pour lui (il faut dire qu’il a tant perdu…), et à garder un chien de sa chienne si on lui cherche des noises. La confrontation avec le Mal en est d’autant plus rude.

Constantes

Oui, à chaque nouveau roman de l’écrivain, c’est le jour et la nuit. Mais en bon médecin, il sait maintenir les constantes. Cette écriture vive et ces dialogues enlevés, cette volonté de créer une ambiance où le lecteur se sent confiné, cette énergie à ne jamais laisser retomber la tension et cette inventivité dans l’intrigue.

En matière de thriller, Le jour du chien ne déroge pas aux codes du genre mais Patrick Bauwen sait jongler avec eux en faisant preuve d’un réel talent et avec suffisamment de personnalité pour lui permettre de marquer (et de distraire) les esprits.

Sortie : 29 mars 2017

Éditeur : Albin Michel

Genre : Thriller

Ce que j’ai particulièrement aimé :

Les retournements de situation

Le personnage principal et sa repartie

La construction

4° de couverture

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir.
Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi.

Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro.
Et voilà qu’elle me menace…
Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse.
Et ce jour-là signera l’apogée du mal.

Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’Œil de Caine.

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Catégories :Littérature

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21 réponses

  1. C’est un réel plaisir que de lire cet auteur qui se renouvelle sans cesse … J’adore !!!!! Un auteur qui a du chien assurément 😉

  2. ça fait trèèèèès longtemps que je n’ai pas lu un Bauwen. C’était Monster il me semble et ça doit bien faire 10 ans. Je reprendrais bien avec le précédent qui me tente par son ambiance Kingienne.
    Pour l’anecdote, Bauwen est médecin à la clinique de l’Isle Adam, où j’habitais avant 🙂 Tout le monde s’en fout mais ça me faisait plaisir de le dire 😉

  3. Encore un auteur que je dois découvrir (je sais, la liste est longue), ça tombe bien je comptais justement commencer par la fin 🙂

  4. Très bon, ce « Jour du Chien », je valide 🙂 Pas aussi fort que « Les fantômes d’Eden » – qui, à mon avis, restera le top du top dans la biblio de Bauwen tant il semble y avoir mis de force et de sincérité… Mais bon, ce nouveau roman fait partie de ses meilleurs thrillers, sans aucun doute. Et quelle excellente fin, en plus !!! (sans rien en dire, évidemment…)

  5. Je vois que tu nous chronique un livre au poil ! Je suppose que vu comment tu en parles, le roman aboie et mord aussi ? 😆

    J’aime les auteurs avec une grande verve… Je sors et je vais faire en sorte que ce roman, comme les 200 autres importants, ne traine pas trop sur mes étagères 😉

  6. Si il y a un chien alors c’est juste pour moi ! Et pi c’est tout !!!

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