Images fantômes – Elizabeth Hand

chronique littéraire

Elizabeth Hand - Images FantomesNe vous créez pas une image déformée de ce roman en tirant des conclusions hâtives en lien avec son titre, sa couverture et son éditeur. Ne vous attendez pas à un roman fantastique, vous en seriez pour vos frais. Précision liminaire utile, à mon sens.

Ambiance étrange

Ça n’enlève rien au caractère étrange de cette histoire et à son climat qui l’est tout autant. Encore un livre inclassable comme savent si bien nous le proposer les éditions Super 8.

Images fantômes baigne dans une atmosphère pesante, au sein des contrées reculées du Maine au mois de novembre ; une époque de l’année où les riches ont quitté leurs somptueuses demeures, et où il ne reste que les autochtones et les insulaires des petites îles alentours.

Une histoire tout en ambiance, racontée à travers les yeux (et les névroses) d’une photographe transgressive qui à connu son quart d’heure de gloire il y a longtemps, avant de replonger dans le marasme. Un malaise chronique soigné à coups d’alcool et de diverses autres substances.

Cassée

Le roman s’est vraiment construit autour de cette ambiance et de ce personnage gothique. Un personnage, surnommé Cass, qui ne peut laisser insensible, même lorsqu’il réagit de manière « inopportune ». Cass la féroce, Cass l’enragée. Cass qui est cassée au fond d’elle. Intéressant portrait de femme, instantanés de vie.

Le roman vaut vraiment pour ces ingrédients-là, l’intrigue en elle-même passant presque au second plan. Une histoire de disparitions, assez loin des clichés du genre. Une vision de la situation déformée par le prisme d’un personnage névrosé.

Angle d’attaque

Un intéressant angle d’attaque que de parler de photographie (parfois de manière assez technique d’ailleurs) pour raconter ce récit oppressant. Avec une écriture à la première personne, comme un œil qui tourne autour des scènes du livre.

A défaut d’une histoire marquante, l’écriture et l’atmosphère font que ce roman se lit avec une belle curiosité.

Sortie française : 25 août 2016

Éditeur : Super 8

Genre : Roman noir

Mon ressenti de lecture :

Profondeur : 7/10

Dimension de l’intrigue : 6/10

Psychologie : 8/10

Qualité de l’écriture : 7/10

Émotions : 7/10

Note générale : 7/10

4° de couverture

Photographe punk expérimentale, Cass Neary a connu son quart d’heure de gloire warholien dans le New York des années 1970. Ce qui n’était pas prévu, c’est qu’elle y survive. Vingt ans plus tard, c’est une quadragénaire has been ayant gardé de sa folle jeunesse, outre un penchant prononcé pour les paradis artificiels, une profonde et incurable nostalgie.

Aussi, quand son vieil ami Phil lui propose d’aller interviewer Aphrodite Kamestos, artiste culte des années 1960 vivant désormais recluse sur une petite île perdue au large du Maine, Cass n’hésite pas très longtemps ; d’autant que Kamestos, dont l’œuvre a inspiré son propre travail, a apparemment demandé à la voir personnellement.

Mais le Maine en novembre est un monde en soi : grise, glacée, peuplée de figures inquiétantes, la région baigne dans une atmosphère quasi onirique, et l’esprit embrumé de la visiteuse n’arrange rien à l’affaire.
Avant de s’embarquer pour Paswegas Island, Cass apprend que des disparitions ont été signalées dans le secteur. L’accueil glacial que lui réserve Aphrodite, et l’étrange comportement du fils de cette dernière, ne font rien pour dissiper ses angoisses. Et si l’expression  » artiste maudite  » était à prendre au sens littéral ? Cass est-elle prête à affronter ses propres démons ?

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Catégories :Littérature

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10 réponses

  1. Je l’avais déjà repéré, je verrai si je l’ajoute ou pas 😉

    « Précision liminaire » en fait, tu nous fais des pré-liminaires…. 😆 Je sors de suite, t’inquiètes.

  2. Ah tiens j’aime beaucoup les romans à ambiance, ca pourrait me plaire!!!;)

  3. Bon, c’est Super 8 donc c’est à prendre. Je me le note sur mes tablettes de marbre.

  4. Je te sens moyen emballé…

  5. Ça fait un moment que j’ai pas lu un Super 8. Pas sûre que je rattaque avec celui ci 🙂

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