Interview littéraire 2015 – Steve Cavanagh

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Steve Cavanagh

Lien vers ma chronique du roman de Steve Cavanagh – La défense

(2015 – Editions Bragelonne)

Question rituelle pour démarrer mes interviews, pouvez-vous vous définir en trois mots, juste trois ? 

Moi ou le livre ? Si c’est moi alors : Grand. Irlandais. Chauve.

Vous êtes né à Belfast. Pourtant, l’action de votre roman se déroule aux États-Unis. Ne pouvait-elle se dérouler que là-bas ?

Je pense que New York convenait très bien à cette intrigue. Je voulais remettre du « frisson » dans le thriller juridique – et écrire un roman au rythme rapide, habile, intelligent et cool.

Il n’y avait donc pas de meilleur endroit où placer le roman que New York City. La vitesse qui caractérise cette ville, la débrouillardise de New-Yorkais – je pense que la ville était parfaitement appropriée pour mon histoire et mes personnages. 

J’ai l’impression que vos influences littéraires viennent également beaucoup du coté de l’Amérique…

Oui, j’ai grandi en lisant Michael Connelly, John D. MacDonald, Ross MacDonald, Raymond Chandler, Ed McBain et Thomas Harris.

Deux des auteurs qui ont eu la plus grande influence sur moi sont Lee Child et John Connolly, et quand j’ai découvert qu’ils étaient respectivement britannique et irlandais et que l’action de leurs livres se déroulait aux États-Unis, je me suis dit que je pouvais suivre leurs traces. Bien que, ces gars-là soient des modèles difficiles à suivre. 

Je lis beaucoup de thriller, mais j’ai rarement lu un mélange aussi détonnant de scènes d’actions et de scènes de plaidoiries. Est-ce-que ça a été compliqué de réaliser ce mélange sans qu’il ne vous explose à la figure ?

La défense - Steve CavanaghJe pense qu’il était difficile de trouver un équilibre entre les deux.

Bien que, je ne voulais pas que mes scènes de tribunal soient ennuyeuses non plus, elles proposent un autre genre d’action, ou de tension, ou de suspense.

Mais obtenir un mélange de ces deux éléments a été mon objectif dès le début. Je pense que cela fonctionne assez bien au final.

Afin de rendre crédible cette intrigue incroyable, avez-vous dû faire beaucoup de recherches au préalable ?

J’ai fait beaucoup de recherches à propos du système juridique de New York, mais pour rendre le tout crédible je pense que le secret est toujours dans les personnages et les détails.

Si quelque chose est écrit avec une certaine dose de culot ou d’assurance et que vos personnages se lisent comme des personnes réelles, alors les lecteurs, je l’espère, rentrent dans l’histoire et se laissent prendre par l’émotion et l’intrigue.

Où avez-vous puisé vos idées sur le milieu de la mafia ?

Pour la mafia russe, je voulais créer un groupe différent de ceux que vous avez pu voir auparavant. Dans la culture populaire, les gangs russes sont dépeints comme des gangs de tueurs tatoués, de bas niveau social. Dans mon roman, je voulais que la mafia russe ait beaucoup plus de compétences, donc mes mafieux russes sont tous des ex-militaires, hautement qualifiés et farouchement intelligents.

Pour la mafia italienne, je suis resté coincé avec les idées que je connaissais, comme la famille, le sens du devoir et de la loyauté, tout en n’oubliant pas de dépeindre le côté sombre de cette dynamique.

Vous avez une grande expérience en tant qu’avocat, au point d’avoir gagné un procès retentissant en Irlande. Dans votre roman, vous n’êtes pas tendre avec la profession. Faut-il être un peu escroc pour faire ce métier ? 😉

Eh bien ….

Non, je dirais non. Le livre dépeint la ligne étroite qui sépare les arnaqueurs des avocats, ces deux professions partageant certaines des mêmes compétences. Comme la persuasion, la diversion, la distraction, la manipulation. C’est finalement une profession honorable.

Bien que ce ne soit pas une coïncidence si les mêmes avocats gagnent tout le temps…

Peut-on s’attendre à une suite des aventures de Eddie Flynn, l’avocat (ex)pickpocket (ex)arnaqueur ?

Absolument. Le deuxième roman de la série sera publié au Royaume-Uni l’année prochaine, il s’appellera « The Plea » (Le Plaidoyer).

J’espère qu’il soit disponible en France également.

Ce blog est fait de sons et de mots. La musique prend-elle une part dans votre processus créatif ? 

Oui, j’écoute souvent de la musique pour me mettre dans un certain état d’esprit pour l’écriture. Pour les romans d’Eddie Flynn, un certain type de son « sale » de guitare fonctionne le mieux. The Black Keys sont parfaits.

Pour « The Plea », j’ai souvent écouté une version live de Stack Shot Billy, par The Black Keys, avant de me poser pour une session de travail du soir.

Vous avez le choix entre nous donner le mot de la fin ou votre dessert préféré… 

Un dessert, bien sûr. Je suis de la vieille école, et en Irlande nous avons eu de formidables desserts dans ma jeunesse, mais il y en a un de mon enfance que j’ai vraiment apprécié, et apprécie encore – la Forêt Noire. On ne peut pas battre l’association cerises, chocolat et crème.

Merci pour l’interview, j’ai vraiment aimé répondre à vos questions.

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Catégories :Interviews littéraires

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15 réponses

  1. Oh, je suis la première à laisser une trace sur ta page ! Je vais tacher de ne pas la cochonner… Je n’avais pas vraiment fait attention à la sortie de ce roman, mais bon, pour ma défense, j’ai une PAL dantesque. Mais le fait que ça parle du milieu de la mafia, de la justice, des procès, du tribunal, là, je suis en train de baver. Ça me changera d’un bon vieux Perry Mason.

    Ok, Yvan, marché conclu, tu as gagné, je vais acheter le roman et je te promets de te garder un chien de ma chienne 😉

    Merci à l’auteur pour ses éclairages.

  2. Oh ben il tombe bien celui là. J’ai son livre sous la main et il faut que j’en fasse une analyse pour le Comité de lecture Polar, là tout de suite. 😉

  3. J’aie la concision de ses réponses, ça pourrait me plaire, je note dans un coin!!!!;)

  4. J’aime , je voulais écrire 😦 mon « m » ne marche pas très bien…..:(

  5. j’avoue Yvan que j’étais passé à côté de ta chronique. du coup en lisant cette interwiew je suis allé la voir réparant ainsi un oubli coupable. Et j’ai bien fait dis dont ! ce roman m’a l’air bien barré et tu sais comme j’aime lels romans bien barrés ! je serai passé à côté de lui sans le voir ! je dis pas que je le lirai très prochainement vu mon retard de lecture, mais il est noté, et il fera partie de mes prochaines emplettes 🙂 Amitiés

  6. Il me tente bien! C’est normal???

Rétroliens

  1. La défense – Steve Cavanagh | EmOtionS – Blog littéraire et musical

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