Interview – 1 livre en 5 questions : Ne fais confiance à personne – Paul Cleave

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre.

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger.

Paul Cleave

Titre : Ne fais confiance à personne

Éditeur : Sonatine

Sortie : 31 août 2017

Lien vers ma chronique du roman

Merci à Julie pour la traduction !

Ce roman est un One shot. Tu avais envie de te détacher de tes personnages habituels ?

Je voulais écrire un roman autonome depuis quelque temps – je voulais me mettre au défi de m’éloigner de mes personnages habituels. Cependant, dans le cas de ce roman, c’était plutôt parce que l’histoire que je voulais écrire ne fonctionnerait pas avec mes autres personnages. J’ai dû me détacher un peu d’eux – mais c’était facile à faire puisque le personnage principal de ce livre est inspiré de moi.

C’est ce qui rend ce livre si personnel pour moi. Sa maladie d’Alzheimer et si oui ou non il tue des gens n’est pas calqué sur moi – mais sa vie est un peu comme ma vie. D’accord, sa femme et sa fille ne sont pas inspirées de ma vie non plus parce que je n’ai pas de femme ou de fille… mais sa vie d’écrivain est comme ma vie. Il passe ses journées avec de la musique bruyante en essayant de faire apparaître des choses folles et sombres sur une page. Nous partons tous les deux en tournée, nous craignons tous les deux que nos éditeurs n’aiment pas nos nouveaux livres, nous craignons de laisser tomber les gens. Tout cela n’aurait pas fonctionné aussi bien si j’avais essayé de mettre les personnages de Tate ou Schroder ou Joe là-dedans (personnages récurrents des précédents romans de l’auteur).

Ton personnage principal est atteint d’Alzheimer. C’est un thème délicat, mais qui permet t’a permis de développer une intrigue magnifiquement complexe. Est-ce-que c’était un vrai challenge d’arriver à mélanger ainsi réalité et fiction ?

C’était un défi, oui. Il y a beaucoup de leçons à en tirer. Habituellement, je prends quelques notes lorsque je travaille – j’ai un bloc-notes sur mon bureau – et j’ai certainement pris plus de notes que jamais pour ce livre. J’avais toutes ces lignes du temps à gérer, et je devais continuer à mettre les choses en place dans les chapitres du journal pour les révéler dans les chapitres concernant « maintenant », et ensuite je devais mettre en place les chapitres « maintenant » pour les révéler dans les chapitres du cahier tenu par le personnage. Ou, comme Jerry l’appellerait, un journal.

C’était un livre vraiment compliqué à écrire – et j’en ai aimé tous les instants. Mon objectif était d’écrire une histoire drôle, déchirante et intelligente – et je veux que les gens le finissent et pensent à ces personnages, et je pense que j’ai réussi à le faire.

Les descriptions que tu fais de la maladie sont effrayantes. Tu as fais beaucoup de recherches à ce sujet ?

En fait non. J’ai passé environ dix minutes à la lecture de Wikipedia sur la maladie d’Alzheimer. Mais nous connaissons tous le type d’histoires que les gens vivent avec cette maladie – et il s’agissait simplement d’en composer une semblable.

Je suis sorti de ce livre en ayant plus peur que jamais d’attraper cette maladie – je savais depuis toujours que la maladie d’Alzheimer était pénible, mais je ne rendais pas compte à quel point. J’ai commencé en pensant que cela touchait surtout la mémoire – principalement l’oubli. Ce que j’ai appris quand je me suis documenté, c’est qu’on peut aussi se souvenir de choses qui n’arrivent pas, qu’il s’agissait de paranoïa, et qu’il s’agissait de frustration. Il était important, pour l’histoire, de décrire Jerry et sa famille soignante afin que vous puissiez voir à quel point cette maladie est difficile à travers la façon dont ils tentent de l’aider.

On a vraiment l’impression que c’est ton livre le plus personnel, c’est juste ?

J’y ai répondu dans ta première question.

Même avec un sujet aussi difficile, on peut aussi en rire. Ton humour très noir n’a jamais été aussi présent !

Merci, Yvan. C’est toujours un tel compliment quand j’entends que les gens rient aussi avec mes livres. Je m’efforce d’avoir beaucoup d’humour – et avec celui-ci j’ai vraiment beaucoup rigolé en l’écrivant. Je veux dire, la maladie d’Alzheimer est cruelle, mais cela m’a donné tant d’occasions de mettre Jerry dans des situations où vous ne pouvez que rire. J’ai beaucoup rigolé avec Joe au cours des années où j’ai écrit sur lui, mais j’ai assurément ri encore plus avec Jerry.

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Catégories :Interviews littéraires

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8 réponses

  1. Fan!!!!!C’est génial d’avoir aussi le ressenti de l’auteur sur ce roman plus personnel.

  2. Merci Messieurs
    Belle interview qui me donne encore plus envie de lire ce nouvel opus de Paul Cleave.

  3. Comment???? Paul est célibataire ???? 🙂 🙂 🙂 🙂 🙂
    Bon….. pas moi… mdr !

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