Interview – 1 livre en 5 questions : Du feu de l’enfer – Sire Cedric

1 livre et 5 questions à son auteur, pour lui permettre de présenter son œuvre.

5 réponses pour vous donner envie de vous y plonger.

Sire Cedric

Titre : Du feu de l’enfer

Sortie : 09 mars 2017

Éditeur : Presses de la cité

Lien vers ma chronique du roman

Pour ce nouveau thriller, tu nous plonges dans les méandres des cultes sataniques…

Oui ! C’était un thème avec lequel je n’avais pas encore joué, ou en tout cas, pas sous cet angle-là. Et pourtant, le sujet fascine à peu près tout le monde ! Il suffit de se promener deux minutes sur Internet et de voir toutes les théories du complot qui y prolifèrent ! Toutes ces légendes de sociétés secrètes, d’hommes de pouvoir intouchables jouant les diables lors de soirées privées… Sadomasochisme, corruption, meurtre… Imagination folle ou terrifiante réalité ? Un sujet parfait pour stimuler un auteur et pour alimenter un roman de mystère et d’horreur ! J’ai alors – forcément – songé aux Hellfire Clubs anglais du XVIIIe siècle. Ceux-ci ont vraiment existé, ce qui est déjà assez dingue en soi. Et ils réunissaient tous les ingrédients dont je pouvais rêver : des notables se réunissant pour des soirées de débauche, un décorum satanique, la recherche de sensations toujours plus extrêmes… Je n’ai eu qu’à changer de cadre, placer l’intrigue de nos jours, dans le sud de la France… et nous voilà partis, les amis, pour un nouveau tour de train fantôme !

On sent pas mal de références et de clins d’œil aux œuvres de genre (littérature et cinéma)…

Du feu de l’enfer est à la fois un mystère hitchcockien et un « slasher » comme je les aime. Je n’ai pas hésité à jouer avec les références de ces genres, à me réapproprier leurs codes à ma manière. J’adore réinventer certains « passages obligés » pour en faire quelque chose de différent et surtout d’excitant ! Cela crée une connivence ludique avec le lecteur quand il reconnaît les clins d’œil, tout en offrant un divertissement de qualité à celui qui n’est pas familier avec ces codes mais qui va prendre un vrai plaisir à se laisser emporter par eux. Ce roman était également une occasion de rendre hommage aux histoires de « panique satanique » qui ont eu leur âge d’or dans les années 1980 et qui ont bercé mon adolescence. Cet imaginaire est entré dans la culture populaire, il fait désormais partie de nos références au quotidien. Je pense aux soirées de la société secrète que je décris, qui ne peuvent qu’évoquer celles du film Eyes Wide Shut d’une part, et pour lesquelles j’avoue avoir emprunté le design des masques sans bouche aux « nameless ghouls » du groupe de rock Ghost. Je pourrais citer bien d’autres clins d’œil ou sources d’inspirations, qu’elles soient littéraires, musicales ou cinématographiques, qui jalonnent le roman. Toutefois, je préfère laisser chaque lecteur y découvrir ce qu’il souhaite et vivre sa propre expérience.

J’insiste pour dire que ce n’est pas qu’un énième thriller horrifique. Tu as réussi à proposer un récit aussi dense que rythmé (550 pages tout de même !)…

Merci pour les compliments ! Mais tu sais, il n’y a pas de honte à écrire (ou à lire) du thriller horrifique ! Je n’ai pas d’autre prétention que de faire passer un bon moment au lecteur, avec des personnages attachants et des situations palpitantes. Des situations qu’on ne vivra (heureusement) jamais, mais qui nous permettent de faire l’expérience d’autres vies rêvées, d’autres choix existentiels. Toutes les histoires que nous lisons s’ajoutent ainsi à notre vécu personnel et l’enrichissent. Elles nous divertissent, c’est leur fonction première et essentielle, mais tout en nous confrontant à nos démons les plus profonds, faisant de nous de meilleures personnes, au bout du compte. Dans cette optique, mon humble travail consiste à proposer un récit qui puisse amener les lecteurs dans ces endroits sulfureux, entre les échos de la réalité telle qu’on la connaît et les zones brûlantes des fantasmes collectifs. Chaque romancier le fera à sa manière, bien sûr. La mienne est simple : je prends le lecteur par la main, je lui murmure à son oreille des choses qui vont le faire frémir, mais qu’il va aimer. Il sait que je connais le chemin. Il doit me faire confiance pour que la magie fonctionne. Alors, je me mets à courir, et le lecteur n’a d’autre choix que de me suivre ! Pas moyen de s’arrêter avant la fin ! Tu peux appeler ça le rythme, oui. Si je fais bien mon travail, et que je tiens fermement la main du lecteur jusqu’à la fin, il ne verra pas défiler les pages – ni les heures de lecture.

Tes personnages sont une fois de plus soignés et leurs relations particulièrement complexes…

Peut-être parce que tout est né d’eux. Manon et Ariel, d’abord. Ils sont frère et sœur, et leur relation a toujours été complexe et houleuse. Manon est arrivée à un stade où elle ne supporte plus son frère, qui se fourre sans cesse dans les pires ennuis, mais elle l’aime tout de même et finit toujours par se couper en quatre pour l’aider. Parfois avec de lourdes conséquences ! Pour ajouter du piment, j’ai également créé Franck, un personnage de policier typique de mon univers : c’est un dur à cuire, manœuvrant hors des clous et n’ayant pas peur des solutions expéditives. Il vient d’être muté dans le Sud, et par conséquent il découvre la situation en même temps que Manon et Ariel. Il y a une attirance immédiate entre Manon et lui, et bien sûr Ariel, qui déteste viscéralement la police, ne peut pas le supporter et refuse de lui confier l’ampleur de leurs problèmes. Franck sera pourtant leur seule aide. À condition qu’ils acceptent de lui faire confiance. Et enfin, il y a les « méchants » : Nyx, Baphomet, Hadès… On les découvre progressivement au fil du roman. Leurs relations sont – forcément – tordues, mais réalistes, car là encore ce sont des relations humaines avant tout.

Avais-tu en tête toute la trame du récit et tous les rebondissements avant de te lancer dans l’écriture de cette éprouvante histoire ?

Pour ce roman, tout à fait. Je me suis acheté un tableau Velleda que j’ai accroché au mur, en face de mon bureau, et j’y ai tracé un plan détaillé de l’histoire avant de me mettre à écrire. C’était la première fois que je faisais ça, mais cela m’a permis de visualiser mon récit, ses ramifications, l’évolution de chaque personnage, et bien sûr la mise en place de toutes les surprises du roman – qui sont nombreuses ! Je voulais m’assurer que le lecteur découvre les pièces du puzzle en même temps que les personnages. Il sera aussi surpris et effrayé qu’eux, c’est une promesse !

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Catégories :Interviews littéraires

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19 réponses

  1. Je trépigne déjà d’impatience !!!!Je le veux!!!!Je cours demain me l’acheter, et merci pour cette belle interview qui me fait, au moins, patienter…J’ai hâte, très hâte de lire ce nouveau roman!!!J’adore où m’emmène à chaque fois Sire Cédric, dans ses romans, dans ses intrigues….;)

  2. Hâte d’aller au salon Polar entre deux Mers à Fargues St Hilaire le rencontrer pour la première fois, même si j’ai déjà tous ses livres ! Merci Yvan pour cette belle interview !

  3. Voilà un livre que je lirai bien 😉 Je vais attendre le salon de la Fargues Saint Hilaire pour le prendre. Une chouette interview, comme toutes celles que tu nous proposes.

  4. Cette interview m’a vraiment donné envie de le lire !

  5. Très belle interview de Sire Cédric ! Ça donne envie ! Perso, pas encore lu cet auteur. Jamais un peu peur du côté gore ou trop horrifique 😉

  6. Un livre que je prévois de lire mais pas avant août ou en septembre pendant mes vacances !
    Et merci pour ce belle ITW mon ami !

  7. Trop fort Sire Cedric pour captiver le lecteur !!j adore et hate de le lire !!

  8. tu vas encore faire péter les scores avec le beau Cédric 😉 😉
    Haaaaa quelles faibles femmes nous sommes…. lol

Rétroliens

  1. Du feu de l’enfer – Sire Cedric – EmOtionS – Blog littéraire et musical

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