Brutale – Jacques-Olivier Bosco

chronique-litteraire

jacques-olivier-bosco-brutaleAvec le titre de son roman, Jacques-Olivier Bosco annonce clairement la couleur. Ça va bien avec sa manière d’écrire : JOB, initiales de Jusqu’O-Boutiste.

Flingues et courses

Brutale est le genre de thriller qui défouraille à tout va, qui flingue dans tous les sens, qui frappe dur, qui lance le lecteur dans une course poursuite et une traque à en faire s’envoler les derniers cheveux de Trump.

Brutale c’est de l’adrénaline sous perfusion, des déflagrations à en attraper des acouphènes, des scènes qui font accélérer le rythme cardiaque et dilater les pupilles.

Intrinsèquement, ce thriller survitaminé est vraiment bien foutu. Objectivement, il a des qualités, et pas seulement en lien avec son rythme. A titre personnel, il n’en reste pas moins que c’est un roman trop testostéroné et pétaradant pour moi. Question de goûts, uniquement.

Piétiner la ligne

Mais Brutale n’est pas qu’une accumulation de déflagrations, bien heureusement. C’est aussi un personnage de flic que Bosco à dépeint avec soin. Certains aiment construire des personnages qui flirtent avec la ligne jaune. JOB, lui, en propose un qui piétine cette ligne allègrement et s’assoit dessus.

Pas une ripou, non, mais une femme aussi instable psychologiquement qu’elle est costaude physiquement. Une vraie bombe ambulante, ce qui la rend vraiment intéressante.

C’est très à la mode de raconter des histoires avec des flics qui dépassent les limites de leur fonction et qui mélangent les genres. Les thrillers et les séries TV en ont fait leurs choux gras ces derniers temps.

Animalité

Ce qui permet à Brutale de sortir du lot, c’est donc vraiment son personnage de Lise qui fait parler son animalité à défaut de savoir exprimer son humanité. Ça la rend attachante quand l’armure se fissure.

Brutale n’est donc pas vraiment ma tasse de thé habituelle (j’en ai même renversé le breuvage brûlant, parfois), mais on sent que Jacques-Olivier Bosco y a mis tout son cœur et ses tripes, et il en fait des tonnes.

Ceux qui apprécient les récits bruyants, cinématographiques et survitaminés seront assurément comblés. Ceux qui recherchent davantage de subtilité risquent de l’être moins.

Sortie : 19 janvier 2017

Éditeur : La bête noire

Genre : Thriller

4° de couverture

Elle est jeune. Elle est belle. Elle est flic. Elle est brutale.
Des jeunes vierges vidées de leur sang sont retrouvées abandonnées dans des lieux déserts, comme dans les films d’horreur. Les responsables ? Des cinglés opérant entre la Tchétchénie, la Belgique et la France. Les mêmes qui, un soir, mitraillent à l’arme lourde un peloton de gendarmerie au sud de Paris.
Que veulent-ils ? Qui est cet  » Ultime  » qui les terrorise et à qui ils obéissent ?
Face à cette barbarie, il faut un monstre. Lise Lartéguy en est un. Le jour, elle est flic au Bastion, aux Batignolles, le nouveau QG de la PJ parisienne. La nuit, un terrible secret la transforme en bête sauvage. Lise, qui peut être si douce et aimante, sait que seul le Mal peut combattre le Mal, quitte à en souffrir, et à faire souffrir sa famille.

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Catégories :Littérature

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12 réponses

  1. Pas sure que ce soit pour moi alors 😉 Mais merci pour ce retour…Les cheveux, mdr….^^

  2. C’est du JOB et moi j’aime ! Après, effectivement, comme le titre l’annonce c’est BRUTAL !!
    Belle chronique comme tu sais si bien les écrire !

  3. Du Job dans toute sa splendeur en somme !
    Chez Collectif Polar, c’est Kris qui viendra nous en parler !
    Pas plus tard que la semaine prochaine ! 😉

  4. Ah moi ça devrait me plaire ce genre d’histoire bien bourrin :p

  5. Tu sais à quel point j’ai adoré ce livre et cette héroïne haha 😀
    Vive Brutale !!! 😀

  6. Ça m’intéresse ! Je pense que je vais aimé 😉

  7. Ça décoffrait le Trumpette, ce roman ?? Ou bien ça lui donnerait de l’oxygène à son cerveau ? Si oui, faut le faire traduire d’urgence !

    Bon, je balance sur le dos des gens, mais je suis un peu refroidie avec ta chronique, et avec mon rhube de cerbeau et mon mal de dorge, ça va pas m’aider ! Snif. Atchoum 😛

  8. Je pense que c’est trop testostéroné pour moi, je passerai donc mon tour mais haaa que de bons mots! Jusqu’O-Boutiste!! magnifique !! 🙂 🙂 🙂 J’espère que l’auteur a su apprécier 😉

  9. C’est mon premier JOB… j’ai eu l’impression de (re)voir un film de John Woo, un max d’action sublimement orchestrée mais quelques failles dans le scénario. Pour ça que je préfère Tarantino, mais pour se vider la tête un p’tit John Woo ça ne fait pas de mal de temps en temps.

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