Pain Of Salvation – In the passing light of day

chronique littéraire

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(couvertures de l’édition limitée et de l’édition standard)

Chaque nouvel album de Pain Of Salvation est un événement. Celui-ci encore bien davantage que tous les autres réunis. Parce que l’attente fut longue et surtout parce qu’il n’a failli jamais voir le jour. In the passing light of day est cette histoire de mort et de résurrection.

Début 2014, Daniel Gildenlöw, tête pensante du groupe, entre à l’hôpital pour des examens bénins. Il a bien failli n’en ressortir que les deux pieds devant… La faute à ce qui s’est révélé être une infection bactérienne, dite « mangeuse de chair », qui s’était mise à le dévorer littéralement de l’intérieur. 4 mois d’hospitalisation…

Ce nouvel album parle de cette expérience. La musique et les paroles sont entièrement tournées vers ce qu’à vécu et ressenti Daniel Gildenlöw. L’incommensurable souffrance, la peur de la mort, la culpabilité face à sa vie passée, ses démons intérieurs, sa part animale qui se révèle pour combattre… Sans pudeur, il raconte ce qui l’a rongé intérieurement, au sens propre comme au figuré.

Les premiers mots prononcés sur l’album :

I was born in this building
It was the first Tuesday I’d ever seen
And if I live to see tomorrow
It would be my Tuesday number 2 119

In the passing light of day est d’une intensité autant émotionnelle qu’intellectuelle, autant spirituelle que philosophique. Et toute la musique est au diapason de cette expérience, puissante, torturée, émouvante. Bouleversante, même.

I cry in the shower
I smile in the bed

La musique et les paroles de Daniel Gildenlöw ont toujours déclenché chez moi des réactions émotionnelles intenses et incontrôlées. Il touche mon âme comme personne ne l’a jamais fait, personne. Cette connexion s’explique peut-être par le fait que nous sommes nés le même jour, allez savoir…

Ce n’est pas cet album qui change la donne. Dès la première écoute du premier morceau, On A Tuesday, j’ai littéralement fondu en larmes. Réaction incontrôlable, inexplicable avec de simples mots… Je n’ai intellectuellement pas assimilé ce morceau complexe, mais les émotions qui s’en dégagent m’ont mis dans un état indescriptible (et la deuxième écoute m’a fait le même effet).

The things we humans say to survive
The promises we make
The lies we tell, vows we take
The battles we all win to survive
Prices we will pay
But we don’t know
We will lose one day

In the passing light of day est un album sombre, torturé donc. On sort de son écoute tout autant enthousiasmé qu’épuisé. Pain Of Salvation y concilie les différentes périodes du groupe, en réconciliant le metal progressif du début avec le rock progressif des derniers albums. Il est, une fois de plus, d’une richesse inouïe et d’une audace incroyable.

Toute cette noirceur prend aux tripes et les petites pointes de lumière n’en sont que plus fortes.

Daniel Gildenlöw est toujours au sommet de son art, différemment. Et l’arrivée du guitariste chanteur Ragnar Zolberg apporte une autre dimension à la musique, pas son univers et sa voix androgyne étonnante (Gildenlöw lui ayant permis de co-écrire presque tous les morceaux et le laissant chanter à ses cotés, c’est dire sa confiance envers le nouvel arrivant).

Cet album n’est rien de moins qu’un nouveau chef d’oeuvre, qui frappe émotionnellement fort d’entrée, et qu’il convient d’apprivoiser ensuite pour bien en absorber toute sa richesse. J’ai encore tant à découvrir avec les prochaines écoutes de cet impressionnant album de 71 minutes.

Un mot sur le son, on entend les cordes vibrer, les baquettes s’entrechoquer. Organique et moderne à la fois.

La vidéo de Meaningless, très dérangeante

La vidéo du morceau Reasons, et son refrain entêtant 

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Catégories :Musique

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7 réponses

  1. Ben pas le choix, on va découvrir ça !! 😉

  2. Tu en parles si bien. Pour avoir écouté la moitié de l’album grâce à toi, je confirme que c’est magnifique et transcendant. C’est tout à fait ce qui me transporte

  3. Bon ben voilà, je vais aller écouter ça ! 🙂

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