Dans les brumes du mal – René Manzor

chronique-litteraire

René Manzor - Dans les brumes du malImaginez un excellent thriller américain.

Imaginez maintenant un thriller écrit par un frenchy, qui réussit tellement bien son affaire qu’il dame le pion aux auteurs d’outre Atlantique.

N’imaginez plus, René Manzor l’a fait pour vous avec son nouveau roman, Dans les brumes du mal.

Donne littéralement vie

Ce n’est vraiment pas chose aisée que de plonger le lecteur dans les brumes de la Caroline du Sud sans que cela fasse carton-pâte. On sent bien que l’auteur a profité de son expérience de scénariste cinéma et TV pour écrire cette histoire. Aucun doute qu’il a réalisé lui même nombre de repérages pour donner littéralement vie à cette partie de l’Amérique.

Quand un environnement est immersif, l’histoire a des chances de le devenir tout autant. En tant que lecteur, je me suis enfoncé dans les marécages de ce sud américain, j’ai sué dans ce climat subtropical et je me suis égaré dans cette mangrove. Mais je n’ai jamais été tout à fait perdu, René Manzor a tenu ma main tout au long du récit. Heureusement, parce que c’est un véritable labyrinthe végétal et scénaristique qui nous est proposé ici.

Immersif, étouffant et émouvant

Ambiance sombre, rites vaudou, disparitions d’enfants. Des ingrédients épicés, typiques de la cuisine du sud des États-Unis et caractéristiques des thrillers « à l’américaine ».

N’imaginez pas un banal copié-collé pour autant, René Manzor joue avec ces (ses) influences sans jamais perdre sa personnalité. L’intrigue semble démarrer de manière ordinaire, mais réserve des surprises à foison, tout en prenant une direction vraiment inattendue. L’écriture est d’une belle fluidité, rendant l’aventure d’autant plus immersive et étouffante.

Et puis, il y a ce supplément d’âme qui concorde parfaitement avec l’auteur français qu’il est. Ses personnages sont blessés, perclus de souffrances et profondément attachants. J’oserais dire que la sensibilité qui se dégage d’eux est très européenne. Très universelle en fait, ce qui colle une vraie dose d’humanité à la peau de ces personnages et de cette histoire. La touche d’émotion qui change tout.

Imagination

Le roman se rapproche par son ambiance de celui de Patrick Bauwen, Les fantômes d’Eden. De quoi se dire qu’on est vraiment vernis d’avoir d’aussi bon auteurs de thrillers en France, capables de nous emmener en terrain connu tout en faisant preuve de créativité.

On sent à quel point René Manzor aime l’écriture. Il sait faire la différence entre son métier de scénariste et celui d’écrivain, profitant de l’espace alloué par le roman pour donner une belle consistance à ses protagonistes.

Avec cette efficace manière de raconter les histoires, Dans les brumes du mal est le genre de thriller qu’on ne peut lâcher une seconde, sous peine de trépigner tant qu’on ne peut s’y replonger. L’imagination est au pouvoir, et quand on rajoute que les sujets traités sont loin d’être anodins (comme ce que vivent les enfants des rues), on se dit, à chaque page, qu’on tient là un fichtrement bon bouquin.

Lien vers l’interview de René Manzor au sujet de ce roman

Sortie : 19 octobre 2016

Éditeur : Calmann-Lévy

Genre : Thriller

Ce que j’ai particulièrement aimé :

L’intrigue

Les personnages

L’ambiance

4° de couverture

La mère de Tom est morte. Et Tom a disparu.
Tom, mais aussi John, Michael et Lily. À chaque fois, un enfant est enlevé et sa mère assassinée.
Dahlia Rhymes, agent du FBI spécialisée dans les crimes rituels, s’invite dans l’enquête. Bien que Tom soit son neveu, elle ne l’a jamais vu car elle a rompu toute relation avec sa famille depuis vingt ans. Il aura fallu ce drame pour la ramener vers les brumes inquiétantes de sa Caroline du Sud natale.
En retrouvant les marais et les chênes séculaires, Dahlia retrouve aussi Nathan Miller, un ancien gamin des rues devenu un des meilleurs flics de Charleston. Ensemble, ils se lancent à la recherche des enfants perdus, sans autre indice que le fragile témoignage d’un jeune voisin : pour lui, Tom a été la victime d’une malédiction vaudou, car il a vu rôder autour de sa maison un shadduh, une ombre.
Une ombre qui a peut-être englouti les enfants à jamais.

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Catégories :Littérature

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30 réponses

  1. Tout à fait ce que j’ai ressenti … une grande de humanité dans (ces) ses écrits … Et la plongée dans la Caroline du Sud est vraiment depaysant.

  2. Il me le faut….. rhooooo😘😉

  3. Je le veux trop!!!!!J’adore l’ambiance de la Caroline….;)

  4. Carrément les Fantômes d’Eden ?!?!?!
    Il me le faut alors 😉
    Tiens tu as changé ton système de notation ?

  5. « René Manzor l’a fait pour vous », donc, il peut dire « je l’ai fait pour toi » ?? 😆

    Ok, je le note, déjà que j’avais noté le précédent et que je n’ai pas eu le temps de le lire…

    Mais que vois-je ? Encore un autre système de cotation ?? Mais je trouvais que c’était facile les notes sur 10, moi… 😛

  6. Zut. .. j’ai vraiment pas aimé le précédent et si je n’avais pas lu ta chronique je l’aurais complètement ignoré. Du coup j’hésite. .. ☺

  7. Celui là, il me le faut ! ça tombe bien je l’ai sous la main !

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