La maison – Nicolas Jaillet (version 2016)

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(Mise à jour de ma chronique de 2013, suite à la sortie en poche de ce roman)

110 petites pages et une histoire qui pourrait paraître banale. 110 grandes pages et une histoire qui marque l’esprit.

Suggéré et réfléchi

Court récit sur la maltraitance psychologique qui peut faire le quotidien d’un couple, La maison n’est pas anodin dans son traitement. Plutôt que d’en faire des tonnes, Nicolas Jaillet a décidé de faire sobre, d’éviter tout ornement artificiel, parfois jusqu’à l’épure.

Qu’on ne s’y trompe pas, c’est un exercice difficile, chaque mot est pesé, réfléchi, rien n’est de trop, tout est là, suggéré.

Cette histoire de fuite du foyer conjugal, par son traitement et grâce à la plume de l’auteur, touche au cœur et aux tripes. Le malaise est latent et pourtant patent, les choses sont insinuées, presque aucune scène n’est frontalement violente. Oui, mais le malaise est là, bien là.

Drame psychologique

Nicolas Jaillet a eu la très bonne idée de prendre comme narrateur le fils du couple qui, comme souvent, n’a rien vu, imagine et extrapole.

La maison est un petit livre qui prouve qu’il n’est pas besoin de s’étaler pour nous plonger dans un drame psychologique, quand on a du talent comme Jaillet.

La preuve ultime de cette réussite ? Une préface dithyrambique de Marcus Malte qui pose de belles bases à la lecture qui suivra (ça tombe bien, on est, avec ce récit, assez proche de l’époustouflant Cannisses du même Malte).

La version en poche de 2016 est agrémentée de deux courtes nouvelles qui relève encore l’intérêt de cette lecture. Que de bonnes raisons pour vous plonger dans l’univers de l’auteur, si ce n’est pas encore fait.

Sortie en poche : 23 septembre 2016

Éditeur : Milady

Genre : Roman noir

Mon ressenti de lecture :

Profondeur : 7/10

Dimension de l’intrigue : 7/10

Psychologie : 8/10

Qualité de l’écriture : 8/10

Émotions : 8/10

Note générale : 7,5/10

4° de couverture

En robe blanche, son bouquet à la main, Martine sait qu’elle n’aimera jamais Jean. Au fond, c’est un soulagement. Car elle a un projet.
Pendant des années, elle survit à son quotidien, banal et terrible, aux côtés d’un mari violent. En silence, en secret, avec une audace et une obstination extraordinaires, elle prépare son évasion.

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Catégories :Littérature

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13 réponses

  1. Humm… Bien que l’exercice de décorticage psychologique paraisse bien mené, je ne crois pas que ce genre de roman soit ma tasse de thé. A réserver aux inconditionnels du genre… Amitiés.

  2. Tu sais comme j’aime ce titre et cet auteur. Et je suis ravie que ce titre sorte enfin dans une collection grand public et en poche en plus à un prix abordable. Je vais me le trouver pour lire les petites nouvelles nouvelles 😉

  3. Adoubé par Marcus Malte! excellente référence

  4. Je ne connais pas du tout cet auteur mais ça pourrait me tenter.

Rétroliens

  1. Salon Saint-Maur en poche 2017 : Compte-rendu – EmOtionS – Blog littéraire et musical

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