Interview littéraire 2016 – Gaëlle Perrin-Guillet

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Gaëlle Perrin-Guillet a déjà fait son petit bonhomme de chemin dans le monde du polar. Avec son dernier roman, Soul of London, elle a pris un virage à 180 degrés. On est toujours dans le roman noir, mais à Londres durant l’époque victorienne.

Un choix étonnant et une belle réussite qui m’a donné l’envie d’en discuter avec elle. Voici donc un bel entretien qui vous permettra de découvrir l’auteur ainsi que son épatant dernier roman, à travers ses yeux.

Lien vers ma chronique de Soul of London

Gaëlle Perrin-Guillet

Merci d’avoir accepté mon invitation. Avant de commencer, qu’est-ce que je te sers à boire ?

Bonjour Yvan. Merci à toi de me recevoir. Je prendrais bien une bonne bière fraîche si tu as, s’il te plaît !

Question rituelle pour démarrer mes entretiens, peux-tu te définir en trois mots, juste trois ?

Borderline, folle, vivante.

Quelques mots sur ton passé littéraire. Avant ton dernier roman dont on parlera plus tard, tu as publié plusieurs polars en auto-édition et chez différents éditeurs. C’est difficile de trouver sa maison ?

Il est difficile de se trouver tout court. L’écriture est un processus assez particulier et qui est souvent le reflet de ce que nous sommes.

Je m’explique : mes premiers romans (même si je ne les renie certainement pas !) sont un peu brouillons, pas assez travaillés. Je les ai écrits à une période de ma vie où je me cherchais. de plus, je n’avais pas l’entourage que j’ai maintenant (et que j’ai trouvé en écumant les salons grâce à ces romans auto-édités. La boucle est bouclée !).

Puis j’ai écrit Haut le chœur. Dans ce livre il y a eu comme un déclic. Une sorte de transformation du texte comme de l’auteur. Et là, j’ai eu la chance de trouver Marc Louboutin et Estelle Taburiaux, des éditions Rouge Sang. Ils m’ont mis le pied à l’étrier et ont cru en moi.

Alors oui, c’est dur de trouver sa maison. Mais c’est encore plus dur de se trouver !

Passons au plat de résistance. Si tu avais le choix, qu’aimerais-tu manger là, tout de suite ?

Un bon gratin dauphinois avec un rôti de bœuf bien rouge !

soul-of-london-Gaelle Perrin-GuilletParlons du présent, enfin du passé… Ton présent de romancière concerne un roman qui se déroule dans le passé, à Londres, à l’époque victorienne. Pourquoi cette envie de complètement changer d’univers avec Soul of London ?

C’est une époque que j’ai toujours aimé. Contradictoire. En pleine révolution que ce soit industrielle ou sociologique. Une touche de romantisme au milieu d’un océan de saletés.

On a tous été bercé avec Dracula, Frankenstein et Jack l’éventreur et j’ai voulu me frotter à cette époque, dans ce Londres Victorien qui attire autant qu’il repousse. Et pour tout dire, je m’y suis sentie bien mieux que dans le présent.

Comment as-tu procédé pour t’immerger dans cette atmosphère victorienne ? Est-ce-que ça t’a demandé de complètement changer ta méthode de travail ?

Complètement ! Il a fallu amasser une tonne de documentation sur l’époque (merci à Marie au passage de son aide !), relire les classiques, s’immerger dans un autre siècle.

En gros, j’ai pris la machine à remonter le temps pour poser mes valises là-bas et revenir avec un album photos en noir et blanc !

Tu as travaillé l’environnement pour qu’il soit crédible. Tu as surtout beaucoup travaillé tes personnages pour qu’on s’y attache, je me trompe ?

Effectivement. Et en même temps, ils se sont créés tous seuls…

Une petite impulsion au départ et je les ai regardé vivre, évoluer, changer. Ils ont vraiment pris vie. Et c’est bien pour cela que je ne pourrai pas les lâcher comme ça. Je les ai aimés aussi…

Avec ce roman, tu sembles avoir volontairement dévié de la mode actuelle qui est un peu à la surenchère de violence…

Tout à fait. Je suis une petite chose fragile et le gore commençait à me faire flipper !

Je n’arrivais plus à écrire pour faire jaillir sang et tripes (même si je continue à lire les copains qui font ça très bien !). Je ne me sentais plus capable d’aller au-delà de mes limites.

Alors j’ai pris un virage qui m’a emmené à Londres. Au XIXème siècle.

Y a t-il une chance pour qu’on retrouve ces personnages dans une autre aventure londonienne ?

Hé hé hé ! Je crois avoir répondu plus haut ! Oui, ils reviendront.

Je travaille sur un nouvel opus où Henry et Billy seront fidèles au poste ! Mais chut, on n’en dira pas plus…

Ce blog est fait de mots et de sons. La musique prend-elle une part dans ton processus créatif ?

Malheureusement non. Je suis incapable d’écrire avec de la musique. Il me faut du silence. Complet si possible !

Et pour terminer, je te laisse choisir ton dessert préféré…

Gaëlle Perrin-Guillet 2Tu n’aurais pas dû, je vais te ruiner !

Je suis une gourmande invétérée. Alors ce sera une île flottante, de la pana cotta, un clafoutis (à la poire, de préférence), un moelleux au chocolat et des Pim’s avec une tasse de thé (noir, si possible !), s’il te plaît !

Et merci de m’avoir si bien reçue chez toi.

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Catégories :Interviews littéraires

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14 réponses

  1. Une interview aussi enthousiasmante que l’interviewée. Et Soul of London est dans ma valise livresque de l’été 😊😊😊

  2. Woh je prends le même repas que Gaëlle 😉 Super retour les loulous merci ❤

  3. Encore un livre que je dois lire ! Bel interview, merci à vous deux 😉

  4. Gaelle a ce don de créer des personnages attachants, ce qui n’est donné à tout le monde… j’ai hâte de connaitre la suite des aventures de Henry et Billy 🙂

  5. Très belle interview de notre Gaëlle… si sincère, si drôle, si … tout ! une chouette nana en tout cas.

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