Quelqu’un pour qui trembler – Gilles Legardinier

chronique littéraire

Gilles Legardinier - Quelqu'un pour qui trembler

Le Gilles Legardinier 2015 se pare d’une teinte bleutée, un félin coussinet accueillant le lecteur. C’est très exactement le sentiment ressenti lors de cette lecture ; ambiance duveteuse, l’impression de se mouvoir dans un environnement de velours.

Patte de velours

Quelqu’un pour qui trembler, ou ce que l’on peut ressentir en tant que parent, entre joies et craintes. L’éventail des personnages proposés est une fois de plus haut en couleur et permet à l’auteur de déployer tout son talent de conteur ainsi que les valeurs humanistes qui définissent son inimitable patte (de velours).

Son héros principal, Thomas, est un médecin humanitaire revenu d’Inde pour partir à la découverte de sa fille de 20 ans dont il vient de découvrir l’existence. Il retourne en France, se rapprocher d’elle et s’occuper au passage d’une maison de retraite un peu particulière.

Certains auront peut être l’envie de dire que la recette est archiconnue et qu’elle ne sert qu’à faire étalage de bons sentiments. Tant mieux, ai-je envie de dire, je préfère tellement côtoyer la gentillesse collante comme un bonbon acidulé que la méchanceté poisseuse.

Cocon

Il n’y a que Gilles Legardinier pour raconter une histoire de cette manière. Une histoire simple (mais pas simpliste) qui lui permet de proposer une autre variante de sa palette de couleurs, avec toujours autant d’émotion. Plus tendre que le précédent roman, une atmosphère dans laquelle on se sent bien, comme dans un cocon. Si je devais le rapprocher d’un autre de ses roman, ce serait Complètement cramé.

A travers cette histoire de relation paternelle, l’auteur (grâce à des personnages tous plus épatants les uns que les autres) se fait à nouveau l’observateur de l’homme. Comme son personnage, l’écrivain fait lui aussi dans l’humanitaire, et vient panser nos plaies de l’âme à coups de beaux et bons mots.

L’humanitaire

Un coup de mou ? Legardinier vous injecte une dose de bonne humeur.

Des doutes concernant vos prochains ? Legardinier vous pose un sparadrap bigarré qui redonne de la couleur au monde (et chatouille au passage).

Nul n’est meilleur que lui pour nous faire passer du rire à l’émotion (parfois même au sein de la même phrase, ce qui tient tout bonnement du prodige). Nul n’est aussi bon pour redonner du pigment (piment) au quotidien, pour nous faire réfléchir sur nos relations avec les autres tout en nous faisant traverser de purs moments de délires.

J’ai tant aimé fréquenter ces personnages tout au long de ces 420 pages que j’ai englouties en deux soirées (les « petits vieux » sont formidables). J’ai tant été touché, ému, parfois bouleversé par ce qu’ils traversent et la manière dont l’auteur les rends attachants. J’ai tant apprécié d’être surpris par le déroulement du roman de la première à la toute, toute dernière page.

Vitamines

Merci encore docteur « Feelgood » Legardinier, cette consultation annuelle m’a insufflé les vitamines nécessaires à l’approche de l’automne.

PS : Bon, après s’en être pris aux canards (mâles) dans un précédent roman, voilà que l’auteur s’en prend aux attributs des grenouilles, et ça ce n’est pas bien Monsieur, vraiment pas bien ! 😉

Le livre en un mot : humanitaire

Sortie : 01 octobre 2015

Éditeur Fleuve Editions

Genre : Fiction – Humour

Notes :

Profondeur : 8/10

Dimension de l’histoire : 7/10

Psychologie : 8/10

Qualité de l’écriture : 8/10

Émotions : 8/10

Note générale : 8/10

8

4° de couverture

Pour soigner ceux que l’on oublie trop souvent, Thomas a vécu des années dans un village perdu en Inde. Lorsqu’il apprend que la femme qu’il a autrefois quittée a eu une fille de lui, ses certitudes vacillent. Il lui a donné la vie, mais il a moins fait pour elle que pour n’importe quel inconnu.

Est-il possible d’être un père quand on arrive si tard ? Comment vit-on dans un monde dont on ne connaît plus les codes ? Pour approcher celle qui est désormais une jeune femme et dont il ne sait rien, secrètement, maladroitement, Thomas va devoir tout apprendre, avec l’aide de ceux que le destin placera sur sa route.

Voici la réjouissante histoire de ce que nous sommes capables de réussir ou de rater au nom de la seule chose qui compte dans nos vies.

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Catégories :Littérature

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31 réponses

  1. J’ai encore du mal à croire que je n’ai pas encore découvert cet auteur version humour!!!

  2. Ce book est pour moi !

  3. J’adore la couverture 🙂
    Un souffle de bonheur Monsieur Legardinier. Et tu en parles si bien. ..

  4. J’en ai lu pas mal de lui aussi bien les thrillers que les romans. Je me suis tellement marrée en lisant « Ça peut pas râter ». Le dernier est dans ma PAL. Il est clair que je vais le lire. Merci pour ton avis

  5. Et ça a des grosses couilles, les grenouilles ?? 😀 Non, je n’ai pas retenue « que ça » mais j’aime rebondir sur ce genre de choses… rebondir sur la phrase pas sur les couilles, ça ferait trop mal au proprio de ces petites boules !

    Trop tard, j’ai déjà acquis le roman du bô Gilles ! Yapuka trouver du temps pour le lire, mais ces romans, je me les garde pour les coups de blues 😉

  6. Fichtre ! Sapristi ! Sacrebleu ! En voilà une jolie palette d’émotions qui se dresse à la lecture de ta chronique 🙂

  7. J’attendrai sa sortie poche !!!! 🙂

  8. Je vais le lire promis ! J’espère que cela me plaira ^^

  9. Je l’ai acheté dès sa sortie car vu le planning professionnel, j’ai besoin d’évasion et cet auteur est le remède idéal. J’ai avalé 150 pages hier en un rien de temps… Effectivement cela s’annonce encore un bon cru 🙂
    (D’aucuns diront que ce n’est pas de la littérature, mais on sait ce que l’on cherche en achetant un bouquin de Gilles et visiblement après 1/3 de livre, c’est parfaitement réussi).

  10. En stock… Yapuka trouver du temps ! C’est le prochain après le King…

  11. Il va arriver bien vite chez moi!!! J’en bave déjà…..

  12. J’ai 2 bouquins de cet auteur et ça a été plus que suffisant ! je n’apprécie pas le style narratif et je trouve les histoires gniangnian… (la fille qui casse l’ambiance ! :p )

    • Tu ne casses rien du tout ;-).
      Ce n’est pas mon genre de lecture habituel mais lire du Legardinier me fait beaucoup de bien entre mes lectures noires. J’aime beaucoup l’humanité du bonhomme et il me fait rire. Mais je comprends qu’on puisse ne pas aimer 😉


  13. https://polldaddy.com/js/rating/rating.jsJ’ai parfois du mal à entrer dans un livre de Legardinier. Pour celui-ci, j’ai été accroché tout de suite. Une histoire simple gentille, qui fait du bien. Les personnages sont tout à fait irréel. Personne n’est aussi gentil dans la vie, mais on peut rêver, non?

Rétroliens

  1. Regards croisés sur mon Top 30 des romans lus en 2015 – De la 30ème à la 26ème place | EmOtionS – Blog littéraire et musical

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