Maman a tort – Michel Bussi

chronique littéraire

Michel Bussi maman a tortMichel Bussi n’est pas devenu le plus gros vendeur de romans policiers en France par hasard. Ses romans allient intrigues astucieuses et belles émotions. Maman a tort ne déroge pas à la règle. Et pourtant, l’auteur ne tourne pas en rond, comme certains, et il est loin de nous resservir la même sempiternelle tambouille.

Méandres de la mémoire enfantine

Les qualités habituelles de Bussi sont bien sûr présentes dans ce roman, avec une histoire tortueuse et pleine de surprises, des personnages attachants et cette écriture si expressive.

Oui, l’auteur arrive vraiment à ne pas se répéter, et à trouver des intrigues suffisamment originales pour sortir du lot. C’est une fois de plus le cas avec ce récit d’un petit bonhomme de 3 ans ½ (l’âge a son importance), personnage inoubliable. L’occasion pour l’écrivain de nous plonger dans les méandres de la mémoire des tout-petits.

C’est la première grande qualité de ce roman, de nous fait partir à la découverte du territoire méconnu de cette mémoire qui se construit (ou se déconstruit). Les passages traitant du sujet sont passionnants et Michel Bussi a l’art de les intégrer parfaitement au récit.

L’histoire est, une fois de plus, pleine de rebondissements. Alors c’est vrai, même si Bussi se permet parfois quelques raccourcis pour la faire avancer plus vite (avec ces analyses ADN qui sont réalisées en un temps record, par exemple), ce roman est une fois de plus un excellent divertissement.

Curseur de l’émotion à la hausse

Excellent, car il est mené de manière intelligente, avec ce pitch astucieusement utilisé et ces rebondissements qui servent toujours à créer une émotion.

Et de l’émotion il y en a un plein tonneau dans Maman a tort. Je dirais même que Michel Bussi a bougé le curseur émotionnel vers le haut pour en accentuer les effets. Davantage de réactions affectives, et le frisson toujours présent.

Une belle alchimie se crée dans ce roman, qui parfois prend les allures d’un conte (l’auteur s’essayant avec brio à la fable pour enfant lors de quelques passages).

Michel Bussi montre décidément une intelligence émotionnelle particulièrement développée et cette nouvelle intrigue policière réussie en est une nouvelle preuve. Chaque lecteur de cet écrivain a son roman chouchou (doudou ?), celui-ci déclenchera à coup sûr l’enthousiasme de nombre d’entre-eux.

Le livre en un mot : Ludique

Sortie : 07 mai 2015

Éditeur : Presse de la cité

Genre : thriller

Notes (sur 5) :

Profondeur : ♥♥♥♥

Dimension de l’intrigue : ♥♥♥♥

Psychologie : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥

Émotion : ♥♥♥♥

Note générale : ♥♥♥♥

4° de couverture

Mardi 2 novembre 2015. Lorsque Vasile, psychologue scolaire, se rend au commissariat du Havre pour rencontrer la commandante Marianne Augresse, il sait qu’il doit se montrer convaincant. Très convaincant. Si cette fichue affaire du spectaculaire casse de Deauville, avec ses principaux suspects en cavale et son butin introuvable, ne traînait pas autant, Marianne ne l’aurait peut-être pas écouté. Car ce qu’il raconte est invraisemblable : Malone, trois ans et demi, affirme que sa mère n’est pas sa vraie mère.

Sa mémoire, comme celle de tout enfant, est fragile, elle ne tient qu’à un fil, qu’à des bouts de souvenirs, qu’aux conversations qu’il entretient avec Gouti, sa peluche…

Vasile le croit pourtant. Et pressent le danger.

Jeudi 4 novembre 2015, tout bascule.

Le compte à rebours a commencé.

Qui est Malone ?

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Catégories :Littérature

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41 réponses

  1. Un auteur que j’ai découvert la semaine dernière, je dois avouer que ma lecture d’un avion sans elle quoique agréable ne m’a pas emballée plus que ca J’étais à la présentation de ce nouveau roman chez Google, je n’ai pas l’intention de le lire de suite.

  2. Un Bussi qui m’a vraiment enchantée. Intrigue très bien menée et originale. Ce sera un cadeau de fêtes des mères idéal dans notre librairie.Bien dit, Yvan 😉

  3. Au-delà de la déception, un livre qui m’a vraiment laissé entre ennui et perplexité !
    J’ai, et de loin, préféré « N’oublier jamais » même si les ficèles finales sont un peu grosses…

  4. Je peux chanter du Vilaine Fermière, dis, je peux ??? ♫ Un, maman a tort ♪ Deux, l’infirmière pleure ♪ Mais hé, pourquoi tu te bouches les oreilles ainsi ??

    Ok, il est dans ma UPAL… Urgente PAL. Bianca m’avait donné envie avant toi et je vais voir si je vais m’y emmerder comme notre manU national ou m’y plaire comme avec tonton Divan !! 😀

  5. Je le veux! Parce que Bussi est un de mes auteurs chouchous, car j’ai une fille de 3 ans et 1/2 justement ca pourra être sympa de faire le parallèle, et que j’adore l’émotion dans laquelle il m’emmene……..Ludique ? Ca peut être marrant 😉

  6. Je ne sais pas si maman a tort mais gageons qu’Yvan ait raison 😉
    Une très belle chronique en tous cas. Une de plus 😉
    J’adore le tonneau plein d’émotions et j’aimerais m’en faire livrer un., monsieur 😉

  7. Une très belle chronique en effet. Même si ma lecture de « N’oublier jamais » ne m’a pas du tout convaincue, je me laisserai peut être tenter par la lecture de celui-ci. Merci pour cet avis!

  8. Je suis très heureuse de l’avoir rencontré lors d’une conférence organisée par Babelio 🙂 j’ai hâte de le lire !

  9. va falloir qu’à l’occase je pique un Michel Bussi à ma femme ( c’est elle qui le lis à la maison) histoire de savoir à quoi il ressemble cet auteur à succès que je ne connais que de nom. Mais pas impossible que je prenne un coup de poêle à frire sur la caboche si je ne lui pique pas en cachette !

  10. J’étais curieuse de connaitre ton avis: Bussi partage tellement les lecteurs. Je patienterai pour sa sortie en poche sauf si une bonne âme me le prêtait entre temps 😉

  11. Pas encore lu celui-ci.
    Je me rappelle le tout premier Bussi que j’ai lu « Omaha Crime » le thriller du débarquement publié dans une petit maison d’édition Ed des Falaises je crois.
    ça a été une révélation, et puis j’ai adoré Nymphéas noirs et aussi un avion sans aille.
    Moins convaincue par « N’oubliez jamais »
    Mais celui-ci j’en entends que du bien….Alors peut-être vais je renouer avec l’auteur.
    Ah oui, Yvan, Omaha Crimes a été enrichi d’une préface de l’auteur et réédité sous le titre Gravé dans le sable en octobre 2014 par les éditions Presses de la Cité. 😉
    Et merci pour ce beau billet mon ami 🙂

  12. oups je suis en retard mon copain!
    un roman doudou ?? Non mais quelle idée! On peut pas en sucer les coins ça l’abimerait ( Non Belette ne rebondit pas là dessus stp 😉 )
    Je me laisserais bien tenter du coup

  13. Je suis en osmose avec ton avis même si j’ai préféré « N’oublier jamais »!!!

  14. Comme Bruno le souriceau, je n’ai jamais lu de Michel Bussi. Faut bien commencer un jour, mais par lequel? Un titre, s’il vous plaît… 🙂

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