Interview de bibliothécaire 2015 – Perrine Savary – Fleury-Sur-Orne

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J’aime donner la parole aux différents acteurs du monde du livre. Auteurs bien évidemment, mais également éditeurs, libraires ou encore blogueurs.

Voici un autre maillon indispensable dans la chaîne de l’amour de la lecture : le métier de bibliothécaire.

Je suis particulièrement heureux de pouvoir partager avec vous cet échange avec une bibliothécaire passionnée qui officie en Normandie, dans le département du Calvados, et ce d’autant plus qu’un nouvel événement s’y prépare. 

Si vous êtes dans le coin, notez vous les dates du 5 au 7 février 2016 pour la première édition du Bloody Fleury, festival consacré au polar.

Retouchée avec Lumia Selfie

Bonjour Perrine. En s’éloignant de la définition du dictionnaire, si vous deviez définir votre métier de bibliothécaire en trois mots…

Je risque de ne pas être très originale mais ce sera curiosité, partage et plaisir !

Curiosité pour deux raisons. La première est qu’il nous faut garder les yeux et les oreilles bien ouverts pour dénicher des pépites à faire découvrir, et la seconde parce qu’il faut être curieux de ses lecteurs, les écouter et apprendre à bien les connaître pour mettre les bons livres dans les bonnes mains !

Partage parce que c’est le fond de notre métier, nous avons l’énorme avantage de ne pas être dans une relation commerciale avec le livre même si nous n’échappons pas à la pression des statistiques, et notre rôle consiste « juste » à partager notre goût pour la lecture.

Et plaisir parce que c’est un métier de passionné, par les livres bien sûrs, mais aussi par les gens et la culture en général.

Quelques lignes pour vous présenter et nous parler de votre bibliothèque…

La bibliothèque de Fleury-sur-Orne est toute petite, à peine 130m2 pour une ville de 4000 habitants (mais nous devrions déménager dans un futur proche !). Historiquement c’était une BCD qui a ensuite été confiée à une association qui a œuvré pour son ouverture au public avec la création d’une salle adulte.

Je suis arrivée en 2010, après quelques remplacements en sortant du DUT Métiers du Livres et d’une licence de communication. En fait je ne voulais surtout pas être bibliothécaire ! Pour moi c’était le métier le plus ennuyeux de la chaîne du livre et je déteste le catalogage ! C’est un peu par la force des choses que je me suis retrouvée là (il faut avouer que le secteur ne foisonne pas d’offres d’emploi) et j’ai découvert un métier complètement différent de ce que j’avais imaginé !

Avec l’association puis la mairie qui a repris les rênes de la bibliothèque, nous avons augmenté les horaires d’ouverture, développé des projets d’animations divers, reçu des auteurs… En 2014 nous avons ouvert un Espace Public Numérique et embauché un second agent, et cette année nous venons d’en embaucher un troisième !

Nous travaillons énormément en réseau avec l’agglomération et la Bibliothèque Départementale de Prêt. Bref, je n’ai pas du tout du tout le temps de m’ennuyer ! Du fait de notre petite taille nous avons une flexibilité dans nos projets très appréciable, et une proximité avec nos lecteurs que personnellement j’adore !

En 2014 nous avons enregistré une hausse de 28% de nos prêts c’est très encourageant. Nous mettons un point d’honneur à acheter très régulièrement des livres et à les mettre rapidement en rayons, et je n’ai aucun scrupule à désherber (uniquement dans les rayons, je n’ai pas du tout la main verte !) du coup nous avons un fonds plutôt récent avec un bon approvisionnement de nouveautés.

Bibliothèque Fleury-sur-Orne

Vu de l’extérieur, ça doit être personnellement valorisant de pouvoir concilier sa passion des livres et son métier, non ?

Je dirai oui et non… Disons que c’est à double tranchant. Évidemment c’est un pur plaisir d’évoluer dans un milieu qui nous passionne, et je pense que cela se ressent dans ma façon de travailler, mais c’est aussi compliqué à gérer.

Sur notre temps de travail, il est quasiment impossible de trouver le temps de lire (quel comble !) du coup je ne décroche jamais totalement à la maison. Je suis toujours en train de lire, un livre, un article, écouter une émission à la radio ou surfer sur le net en guettant les critiques, les idées…

C’est presque obsessionnel, surtout si je suis sur un projet particulier (et il y en a quasiment toujours un !). Internet et les réseaux sociaux ne sont pas complètement mes amis pour le coup, je reste toujours connectée d’une façon ou d’une autre avec le travail !

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Avez-vous constaté une évolution du métier ces dernières années (avec l’arrivée du numérique notamment) ?

Je n’ai pas de trop longues années d’expérience je pense que je manque un peu de recul, mais je pense qu’il y a une très nette évolution oui. Le plus flagrant pour moi ce n’est pas tellement le numérique, mais la mise en réseau entre bibliothèques d’un même territoire. Complémentarité des fonds, portails communs, animations en partenariat…

Bien sûr c’est en grande partie pour des questions budgétaires, mais aussi pour croiser les publics, échanger les bonnes pratiques… Je trouve que nous nous remettons énormément en question sur les évolutions du métier et que nous mettons tout en œuvre pour suivre le mouvement ! Les publics évoluent, le monde du livre également, il est normal que nous aussi !

Sur l’aspect numérique bien sûr cela a un impact sur notre métier. Les EPN sont maintenant une partie intégrante de la plupart des médiathèques, nous sommes quasiment toutes informatisées et nombreuses à proposer des portails, il a bien fallu que nous apprenions à utiliser ces nouveaux outils. Je pense qu’aujourd’hui il est incontournable d’être sur les réseaux sociaux par exemple, pour la veille, la création de réseaux et la communication.

Il faut être prescripteur aussi à l’heure du numérique pour les bibliothécaires, montrer que nous ne sommes pas des arriérés coincées derrière des étagères de livres ! Et puis nous sommes encore dans le flou sur le livre numérique, mais je pense que cela impliquera aussi des évolutions ! A Fleury-sur-Orne nous ne sommes pas encore équipés mais cela viendra !

Pensez-vous que la crise économique à un impact sur la fréquentation des bibliothèques ?

Je pense que oui, les livres sont chers et la production très riche, les grands lecteurs sont nombreux à fréquenter les bibliothèques en grande partie pour cette raison, du moins j’ai souvent l’occasion d’aborder ce sujet avec mes lecteurs.

Je pense qu’il y a aussi une évolution de ce qu’on fait à la bibliothèque. Je ne suis pas une accro des chiffres mais si je ne me trompe pas le nombre d’emprunts a tendance à baisser mais pas forcément la fréquentation. La bibliothèque, devenue aujourd’hui médiathèque, offre maintenant beaucoup plus que de l’emprunt. On travaille les espaces, les animations, les services, les horaires d’ouverture…

A l’heure ou la part réservée aux loisirs baisse pour les ménages, la bibliothèque trouve je pense sa place en restant gratuite et ouverte à tous et en développant des programmes d’animations.

Et dans 10 ans, le métier ressemblera à quoi, selon vous ?

Déjà je suis intimement persuadée que nous serons toujours là (et que le livre papier aussi !). Je pense que le métier évoluera de plus en plus vers la médiation et l’animation, d’où l’importance de garder notre curiosité ! Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour rendre le livre accessible, il ne suffit pas d’ouvrir une bibliothèque en disant « empruntez c’est gratuit » !

Les lecteurs sont et seront je pense de plus au plus autonomes avec les bornes de prêts, les portails, les critiques sur le net etc… mais nous aurons toujours un rôle à jouer pour aller chercher tous ceux qui ne se sentent pas légitimes avec le livre ou qui simplement n’y pense pas.

Non pas que je pense qu’il faille absolument que tout le monde lise, mais je pense qu’il faut que chacun puisse se dire « si j’ai envie, je peux lire ». Je me souviens d’une cousine à qui j’ai proposé d’offrir des livres à sa fille de deux ans, elle m’a répondu « ça sert à rien elle ne sait pas encore lire tu sais ! » pourtant elle n’est pas du tout dans les « cases » des publics qu’on appelle « empêchés ».

Je me suis dit ce jour-là qu’il y aurait toujours du travail pour nous, pour casser les nombreux préjugés qui persistent autour du livre et de la bibliothèque. Dans dix ans il y aura toujours des auteurs (enfin j’espère !), nous aurons sûrement des tas d’outils différents, mais notre rôle de lien entre les livres et les publics n’aura pas changé.

Pouvez-vous nous parler de vos trois derniers coups de cœur littéraires ?

Je vais faire un petit patchwork alors, le premier sera un roman jeunesse : Le petit Gus de Claudine Desmarteau. Je l’ai découvert dans le cadre du Prix Jeunesse de la ville de Caen. C’est un peu Le Petit Nicolas moderne, revisité avec humour et un joli regard d’enfant sur la famille, l’adolescence, la société, la tv, le racket et la consommation… Beaucoup de rires au fil de la lecture et beaucoup de bon sens dans ses multiples réflexions teintées de naïveté enfantine ! Une citation pour la route : « moi je trouve qu’il faudrait faire des sondages pour savoir quel métier faisaient les clochards avant de dormir dans la rue. Comme ça au moins, on serait averti que ce métier est dangereux ». Elle en a écrit plusieurs que je viens d’acheter, j’ai hâte de découvrir ça !

Le petit Gus Claudine Desmarteau                                                                           Les carnets de Cerise - Joris Chamblain Aurélie Neyret

Une BD jeunesse en second, Les carnets de Cerise. Une jolie découverte prêtée par une jeune lectrice (j’aime quand c’est aussi dans ce sens !) Une bande dessinée de Joris Chamblain et Aurélie Neyret construite comme un journal intime nous présentant une petite fille curieuse qui mène de petites enquêtes ! Des illustrations magnifiques et une construction très originale mêlant morceau de journal, bande dessinée, articles … Je viens de commander les trois tomes pour la bibliothèque, je vais pouvoir rendre ses exemplaires à ma jeune lectrice (j’espère qu’elle ne me mettra pas d’amende je l’ai gardé un bon moment !)

Juste une ombre Karine Giebel               Les morrsures de l'ombre Karine Giebel                   Purgatoire des innocents Karine Giebel

Et pour finir un polar évidemment ! J’hésite parce que j’en ai lu des pas mal ces derniers temps mais je crois quand même que pour un coup de cœur je vais ressortir Karine Giébel (mes lecteurs doivent en avoir marre à force de m’entendre en parler !) J’ai eu plus de mal avec son dernier roman Satan était un ange mais je suis marquée à vie par Juste une ombre et le Purgatoire des innocents. On entend généralement moins parler des Morsures de l’ombre que j’ai personnellement dévoré (sans mauvais jeu de mot !) On y trouve un policier coureur de jupons qui se retrouve enfermé dans une cave à la merci d’une jeune femme déterminée à lui faire avouer ses fautes. Mais qui est la victime et qui est le bourreau… tous les rôles sont mélangés (comme souvent avec Karine) et sincèrement je n’avais vraiment pas vu venir la fin ! Je crois que j’aime encore plus ce livre depuis que l’auteur nous a expliqué qu’elle ne sait jamais trop ou elle va, et qu’à un quart du livre elle ne savait toujours pas pourquoi il était enfermé dans la cave !!! Vraiment pour les amateurs de thrillers, Karine est une pépite, je ne me lasse pas de le répéter, elle n’est jamais là où on l’attend et jamais dans un monde manichéen.

Outre votre métier, vous êtes également active dans un autre domaine en lien avec les romans (et plus particulièrement les polars). Pouvez-vous nous en parler ?

Le maire souhaitait organiser un salon du livre depuis déjà quelques années. J’ai accepté à condition de faire quelque chose de différent de ce qui existe déjà (la Normandie est particulièrement prolifique en la matière).

Du coup nous avons cherché le genre littéraire qui était le moins exploité en Normandie et j’ai découvert avec surprise qu’il n’y avait que très peu de salon qui se consacraient au polar, alors que c’est un genre très populaire et tellement passionnant ! Le 5, 6, 7 février 2016 aura donc lieu la première édition de Bloody Fleury.

Nous avons décidé de construire tout l’événement autour d’animations avec pour objectif de montrer le polar sous toutes ses facettes. Il n’y aura pas de grandes tablées de dédicaces, mais une succession d’interventions d’auteurs, seuls ou à plusieurs, sur différentes thématiques comme les liens entre le polar et le cinéma, le judiciaire, le monde réel, le rôle social du roman policier, le polar pour la jeunesse ou encore les faits divers.

En fait notre objectif est de faire un événement autour du livre, mais qui n’attire pas que les gens qui lisent, et encore moins les amateurs de polar. J’entends souvent « ah non le polar ce n’est pas pour moi » mais quand on discute un peu de tous les styles (romans noirs, thrillers etc…) finalement les lecteurs découvrent un aspect du genre qu’ils ne connaissaient pas et qui les tentent. C’est toute l’ambition du festival, que les visiteurs repartent en ayant découvert toutes les possibilités qu’offre le polar.

Et puis je trouve qu’il y a une ambiance particulière avec les auteurs, qui adorent échanger avec leurs lecteurs, et un côté grande bande de copains. Je voudrais faire partager ça, que le festival soit un vrai beau moment sympathique et agréable (de toute façon en février il fait froid et il n’y a rien à faire, non ?)

Au total une quinzaine d’auteurs interviendront sur les trois jours, certains ont déjà confirmés leur présence nous devrions avoir vraiment une belle programmation je suis très contente !

Autour du festival nous allons monter différents projets comme un blog ou des ados pourront poster leurs coups de cœur, un prix jeunesse, des ateliers autour de la création d’ambiance sonores… et bien d’autres choses ! Bref, un projet passionnant !

Le monde du polar est très dynamique, le ressentez-vous également en sein de votre bibliothèque ? Est-ce un style particulièrement demandé par les lecteurs ?

Énormément ! C’est surtout un style très propice aux échanges avec les lecteurs et c’est très agréable ! Nous avons bien sûr les inconditionnels, Chattam, Thilliez, Bussi pour ne citer qu’eux qui ont leurs fans clubs, mais les lecteurs sont très ouverts et friands de découvertes !

Nous avons eu le plaisir de recevoir Karine Giébel en mars, c’était notre plus gros succès, nous avons du « délocaliser » la rencontre dans la salle municipale parce que la bibliothèque était trop petite, du jamais vu !

Karine Giebel Bibliothèque Fleury sur orne

Après il faut dire aussi qu’il y a souvent des polars dans nos coups de cœur, et qu’il y en a de plus en plus en rayons. Le gros problème, c’est de parler des livres ou d’écouter les lecteurs en parler sans spoiler !

Je vous laisse le mot de la fin…

Rendez- vous en février en Normandie ? ^^

Le site internet de la bibliothèque de Fleury-Sur -Orne

La page Facebook de la bibliothèque

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Catégories :Interviews de bibliothécaires

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29 réponses

  1. Bon, c’est passionnant.
    Je le relis et je viens en reparler.
    Mais puis- je déjà le rebloger ?

  2. On ne dira jamais assez l’importance capitale d’une bibliothèque dans notre cité, pour notre ouverture au monde , notre relation à l’autre, et donc notre notre lien social. Et que dire des petites structures comme celle que tu nous présentes ici.si indispensables, souvent rares lieu de culture pour nombre de concitoyens vivants loin des grandes villes. Quel beau métier que celui de bibliothécaire ! Et quelle belle idée que de se lancer dans une manifestation culturelle comme Bloody Fleury ! Et tu sais quoi Yvan, je compte sur toi pour me rappeler l’événement, car je me ferai un plaisir le moment venu de relayer l’information sur mon site ! Plus on sera nombreux à en faire la pub mieux ce sera ! 🙂 Amitiés

  3. Merci Yvan ! C’est vraiment sympa et toujours intéressant tes interviews 🙂
    J’adore 🙂

  4. Très très intéressant … un metier qui n’est pas suffisamment mis en avant au niveau de la culture ! Merci à toi Yvan de t’en faire l’ambassadeur !

  5. Un très beau billet!!!!!Vive les bibliothécaires!!!!!!!;)

  6. Particulièrement intéressante, cette interview de bibliothécaire… Un maillon essentiel dans la chaîne du livre, pour ouvrir la lecture au plus grand nombre.
    Bonne chance à Bloody-Fleury…

  7. Ma revoilà, bon Perrine tu veux pas devenir mon ami.
    Whaou, autant d’enthousiasme, ça fait du bien. ça rebooste.
    Et en plus tu fais dans le polar…
    Moi je dis chapeau pour ta vision de ce beau métier qui est le notre.
    Oui, nous serons encore là dans 10 ans, dit donc Yvan, tu nous vois comme des momies, ou bien 😉
    Oui nous allons continuer à être des passeurs et surtout des passeurs d’envies.
    Continue à avoir le feu sacré, Perrine, c’est ce qui rend notre passion du métier si prenante.
    Oui, je sais ça déborde sur la vie personnelle et il faut parfois savoir s’arrêter.
    Bon, je dis ça…:)
    A bientôt de te rencontrer j’espère.
    Et bravo et longue vie à tes rencontres polars et à Bloody-Fleury.

  8. A reblogué ceci sur Collectif polar : chronique de nuitet a ajouté:
    A ces bibliothécaires, parfois, elle déménage
    Surtout quand elles sont pris de passion pour le genre polar
    Découvrez l’interview passionnante de Perrine par le grand Yvan

  9. Merci à tous pour vos encouragements ça rebooste ! Je vais me le relire à chaque signe de découragement ! Et un énorme merci à Yvan pour m’avoir donné la parole !
    collectif polar dans mes favoris et dans mes amis, on discute quand vous voulez ! 😉

    • Bonjour Perrine, ça donne envie de venir à Fleury ! L’association arteres met en relation des écoliers de Madagascar et des écoliers de Normandie. Cette année nous serons à l’école Lemière de Caen dès le mois de septembre. Nous réalisons avec les enfants des livres de contes bilingues, vous avez d’ailleurs dans votre catalogue L’origine du Mont St Michel, illustré par les écoliers de St Pierre sur Dives. Nous rencontrons volontiers les publics, et racontons aussi (informellement et bénévolement car nous ne sommes pas conteurs professionnels) les histoires qui nous sont confiées. Vous pouvez voir des images des ateliers sur le blog arteres.canalblog et celles des albums sur dodovole.blogspot. N’hésitez pas à nous contacter si vous pensez qu’une rencontre serait pertinente chez vous…

  10. Quand je pense qu’un de mes premiers jobs a été dans une bibliothèque…souvenirs excellents même si je suis d’accord sur le catalogage! 🙂 ( les bibliothécaires comprendront 😉 )
    Aujourd’hui, j’ai un gros défaut: je suis incapable d’aller m’inscrire dans une bibliothèque….ça m’ennuie énormément que le bouquin ne soit pas à moi et encore plus de le rendre…
    Bon ok, on est pas mal à avoir ce problème de compulsion mais heureusement que certaines personnes continuent à s’inscrire dans ces lieux magiques 🙂

  11. Génial cet article, passionnant ! C’est vrai que j’ai une image un peu poussiéreuse de la bibliothécaire que je sais erronée; merci de m’en apporter encore la preuve !

  12. Poussiéreuses les bibliothécaires ?? Ah non alors ! Pour avoir travaillé dans plusieurs médiathèques (une petite, une moyenne et une grande -comme les 3 ours !) je vous assure qu’elles sont tout, sauf poussiéreuses… Elles sont surtout motivées, passionnées, pleines d’idées, à l’affut de tout ce qui pourra plaire aux lecteurs et faire sortir les livres (pour qu’ils ne prennent pas la poussière, évidemment !)
    Bonne journée à tous et à toutes (un agent de bibliothèque sans poste qui refait du coup, une bibliothèque à la maison, au grand désespoir de son conjoint qui ne sait plus où mettre les pieds !)

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