Carte blanche à : Ghislain Gilberti (2014)

Attention, grand moment !

Vous souhaitez plonger au plus profond de l’esprit d’un auteur de thrillers ? Alors ne ratez-pas cette carte blanche offerte à Ghislain Gilberti.

L’auteur de l’époustouflant roman Le festin du serpent (2013) s’y met littéralement à nu et vous donne les clés pour mieux comprendre ses écrits et la manière de les construire. Juste un moment rare et d’une étonnante sincérité. C’est un vrai cadeau que nous fait l’auteur, car vous n’avez sans doute jamais lu un tel texte.

le second thriller de l’auteur est toujours édité par les éditions Anne Carrière. Publié le 02 octobre 2014, il s’intitule Le baptême des ténèbres. Tout un programme…

ghislain-gilberti

RENCONTRE AVEC LE MAL

Tribune de Ghislain GILBERTI pour le blog EmOtionS

Pour cette tribune qui m’est accordée par Yvan sur son blog EmOtionS, je tenais à aller un peu plus loin que la simple explication sur mon travail d’écriture et ma bibliographie. Bien plus loin… D’ailleurs, pour commencer, je vais introduire une citation du livre Les Confessions d’un chasseur d’opium, de Nick Toshes, qui mettra directement les lecteurs dans le ton :

« Vous comprenez, il fallait vraiment que je retourne en Enfer. J’avais, pour ainsi dire, le mal du pays. »

Je suis écrivain dans l’âme. J’aime l’idée que mes romans donnent du plaisir à ceux qui les lisent et que je peux déjà nommer, avec une certaine fierté, mon adorable lectorat. Depuis la publication aux éditions Anne carrière de mon thriller Le Festin du Serpent, ce statut a quelque chose d’officiel, ce qui me remplit de joie. Mon nouveau livre, Le Baptême des Ténèbres (sortie nationale le 2 octobre 2014), appuie ce sentiment que j’ai d’être à ma place.

Mais il faut savoir qu’il y a un sombre revers à cette médaille.

En effet, j’écris activement depuis près de quinze ans, avec acharnement, en allant puiser dans les replis les plus sombres du corps social la matière que j’insère dans mes travaux. Poésie moderne, paroles, essais, nouvelles, romans noirs, cut-up… Je ne me suis jamais vraiment limité à un style. Peu importe la forme que les textes prendront : les morceaux de cauchemars bien réels que j’ai puisé dans la vie de tous les jours, surtout à une époque, en allant m’enfoncer volontairement, en hors-piste dans la face cachée du monde moderne, me donnent du combustible, de la matière pour écrire. Je ne peux malheureusement pas donner de détails sur ce sujet, car ces rencontres volontaires, préméditées, ainsi que ces plongées dans les ténèbres impliquent des actes fortement répréhensibles d’un point de vue légal de ma part. Et, même pour ceux où il y a prescription, datant de plus de dix ans, je risque, en en dévoilant trop, de finir dans une cave d’immeuble avec une balle dans la nuque, si j’ai de la chance, ou enfermé avec quatre molosses gonflés aux amphétamines si je tombe sur les plus tordus des individus que j’ai pu rencontrer.

J’ai connu l’enfer de la drogue, polytoxicomane guéri, mais toujours malade si on considère cette affection comme irréversible, nécessitant un combat de tous les jours pour ne pas replonger. J’ai vécu une enfance difficile, battu par mon père qui frappait aussi sur ma mère quand il avait bu, c’est-à-dire tous les soirs. J’ai côtoyé les pires malfrats, magouillant avec eux, à une époque lointaine qui doit être considérée à présent comme une autre vie. J’ai connu la violence, la sensation de flottement quand on a un 9mm braqué sous le menton. Je totalise plus de 70 points de suture, résultat de la violence urbaine, coups de poing, coups de couteau. Je sais ce que c’est d’avoir la vie d’un homme entre mes mains quand, à l’issue d’un combat de rue, j’avais le choix de le laisser en vie ou de le finir, à mains nues ou à la lame. J’ai connu le goût du sang dans ma bouche, le mien et celui d’autrui. J’ai fréquenté des soirées tellement décadentes que j’aurais aussi bien pu me retrouver dans l’antique Babylone. Des back-room sordides, aussi noires que les abysses, ou les corps anonymes se mélangent comme la viande sur l’étal d’un boucher. Je me suis déjà retrouvé au commissariat pour des gardes à vues ou des convocations. J’ai tiré avec toutes sortes d’armes à feu, dans le civil ou à l’armée, et je peux donc affirmer quel type de matériel a du recul ou pas, la précision de certaines, leurs poids. Je sais ce que c’est de prendre un coup de couteau et d’en infliger un. Je ne dis pas tout ça dans le but de dépeindre un tableau tragique de moi-même, j’énonce simplement des faits qui expliquent ma façon d’écrire.

Mais ce qu’il faut en retenir, c’est que j’ai traversé l’enfer pour en tirer mes mots d’aujourd’hui. Même si je ne m’en suis pas trop mal tiré, je suis conscient que j’ai salement morflé au passage et que, fatalement, je devrai y retourner de temps en temps. Mais maintenant, je plongerai avec plus de distance et de précautions, bien sûr. Grâce à mon épouse, Cécile Gilberti, et mes deux enfants, Paul et Asia, je n’irai plus au contact direct.

Ou, tout du moins, j’éviterai autant que possible.

Aujourd’hui, je suis un autre homme, mais il faut bien avoir conscience que je n’ai pas toujours été un type correct. Par le passé, j’ai été une véritable ordure qui se complaisait dans des milieux dangereux, peuplés d’individus terriblement mauvais. Plus d’une fois, j’ai fait face au Mal directement, les yeux dans les yeux. J’ai fait souffrir des personnes, j’ai été terriblement cruel. Et à présent, tout ça, je le régurgite dans mes livres afin de m’en débarrasser.

La littérature fait figure d’exorcisme.

Chaque paragraphe écrit est comme un Pater Noster.

festin_du_serpent_gilbertiPour prendre l’exemple de mon premier roman publié, Le Festin du Serpent, il faut savoir que le principal antagoniste, justement surnommé le serpent, existe bel et bien. Je l’ai distordu, bien entendu. J’ai changé son nom, sa nationalité et quelques caractéristiques, histoire de ne pas finir dans une très mauvaise situation. Il en est de même pour l’Imam Umar Al-Kadir… Ces monstres-là, comme la grande majorité de ceux que je mets en scène, les injectant dans mes romans, sont bien réels.

Dans Le Baptême des Ténèbres, j’ai utilisé cette même technique de mise en péril pour sortir les personnages antagonistes secondaires. Et même pour créer le criminel principal, j’ai été chercher dans les confessions et les chimères délirantes d’un authentique schizophrène paranoïaque qui me racontait ses phantasmes criminels comme il aurait pu me parler de ses dernières vacances, assis dans son salon en partageant un pack de bière (si tu te reconnais, SchizoBoy, merci à toi !)

Et encore, les pires sont dans mes prochains romans, déjà écrits mais pas encore publiés. Lorsque mon éditeur pensera que ce sera le moment, une trilogie particulièrement hard – la trilogie «Borderline – va mettre en scène une bande de frappés qui viennent eux aussi de mon passé. De véritables monstres, d’authentiques psychopathes, complétement déconnectés du corps social. Il n’y a pas d’autres mots.

D’après moi, on ne peut pas vraiment parler du Mal si on ne l’a pas rencontré et regardé en face.

Ou alors, il faut avoir une imagination débordante dont je ne dispose pas lorsque j’écris des textes réalistes. Et comme le réalisme est l’une des qualités qu’on m’a souvent accordé dans les nombreuses critiques que j’ai pu lire sur Le Festin du Serpent, sur ce blog y compris, je dois faire avec ce que j’ai : mes démons. Et ils sont légion…

Combien de fois j’ai refermé un livre déçu, face à des incohérences flagrantes, du style : « Il colle son œil contre la lunette de tir de son fusil de calibre.50 avant de faire feu » ou encore « Il avait pris de l’héroïne. Ses pupilles étaient incroyablement dilatées » et aussi « La balle toucha le tueur en plein cœur, provoquant une mort instantanée » Non ! On ne colle pas son œil contre la lunette de tir, sinon on ne voit rien et, si on fait feu, la lunette va s’enfoncer dans l’orbite ! Encore non ! L’héroïne fait se rétracter la pupille, phénomène nommé myosis, en opposition avec la mydriase, dilatation qui est provoquée par d’autres drogues, comme la cocaïne ou le cannabis. Toujours non ! Un homme touché par une balle dans le cœur peut encore réagir d’une dizaine de secondes à plus d’une minute, suivant quelle partie de l’organe est touchée, le calibre de la balle, la distance de tir et d’autres facteurs encore qui doivent entrer en ligne de compte.

Alors, de mon côté, j’essaie d’écrire avec réalisme en utilisant mon passé chaotique pour les personnages et certaines scènes, mais aussi une documentation complémentaire pour des points plus précis.

J’ai la chance, ou alors la malédiction, c’est selon, de n’avoir pour l’instant jamais connu l’angoisse de la page blanche. C’est même l’inverse, j’ai l’angoisse de la page noire : des dizaines de trames de romans, pour certains bien avancés, et ce dans tous les styles possibles. Une douzaine d’essais en cours, avec des sujets aussi vaste que la cocaïnomanie de Sigmund Freud, la vie secrète de l’auteur pédophile et opiomane Lewis Carroll, auteur du conte « Les Aventures d’Alice au Pays des Merveilles » (Et non, ce n’est pas Walt Disney qui a créé cette histoire), un dictionnaire satyrique, Dictionnaire de l’Académie Nada, que j’engraisse un peu plus chaque jour de nouvelles définitions, allant de deux lignes à une demi-page. Exemples :

Capitalisme : Dictature BCBG qui vous baise en costar et qui est trop polie et élégante pour qu’on puisse s’imaginer qu’il s’agit d’un viol.

Chien : Animal de compagnie courant ayant une palette de races différentes, comparable aux modèles d’automobiles actuellement proposés par les concessionnaires. Cette bête symbolise bien notre époque. Quoi de plus méprisable, en effet, que l’instinct domestiqué.

Fast-food : Endroit déplaisant où l’on apprend à manger comme on vit : vite et mal.

Ghislain GILBERTI

Dictionnaire de l’Académie Nada

Mais pour l’instant, ces textes, très différends de ce qu’on me connait, vont devoir rester dans le noir. En effet, Alain Carrière, mon éditeur, tient à me faire d’abord connaître dans le domaine du thriller et du polar sans tout mélanger, ce que je trouve assez logique.

Malgré tout, je continue à écrire dans tous les styles, sur de nombreux sujets, et j’ai déjà quelques bonnes idées pour couper un moment avec les personnages de Cécile Sanchez et Ange-Marie Barthélemy.

En effet, si mon premier thriller, Le Festin du Serpent, mettait en scène les deux personnages principaux : Cécile Sanchez, commissaire et psychologue au sein de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) et Ange-Marie Barthélemy, commissaire et chef de meute d’un groupe de la Sous-direction antiterroriste (SDAT), ils seront séparés dans les deux romans qui viennent. Malgré tout, chacun des trois livres pourra être lu séparément des autres, ou même lus dans le désordre ; j’ai beaucoup travaillé pour ça.

Ghislain Gilberti - Le baptême des ténèbresDans Le Baptême des Ténèbres, sortie nationale le 2 octobre 2014, il sera question d’une affaire sur laquelle seule Cécile Sanchez travaille. Une chasse à l’homme en la personne d’un tueur atypique qui entraînera les enquêteurs au fond d’un abîme inconcevable, les obligeant à croiser une galerie de personnages aussi divers que dangereux. Un véritable saut en élastique… sans élastique pour cette flic brillante (personnage inspirée de mon épouse, Cécile Gilberti, à qui je dis (…) en passant)

Dans le suivant, Le Bal des Ardentes, (sortie prévue début 2015) ce sera au tour d’Ange-Marie Barthélemy de mener la danse face à un poseur de bombe un peu trop empathique avec ses engins de mort, qui va même jusqu’à donner un prénom féminin à chacune d’entre elles. Et là aussi, au second plan, une belle brochette d’allumés vont croiser la route de ce flic de choc surnommé l’Archange (personnage tiré d’un mélange avec le Lieutenant Faure, du commissariat central de Belfort, retraité aujourd’hui, et d’un ami de mon père.)

Ces deux prochaines sorties seront très différentes du Festin du Serpent (quel intérêt, en effet, que d’écrire trois fois le même genre de texte) même si elles seront tout de même dans la même veine. Et même les deux nouveaux romans seront différents l’un de l’autre.

Une fois encore, j’insiste sur le point que ces livres peuvent être lus séparément : aucune obligation de les lire tous, et encore moins dans l’ordre chronologique. Le Baptême des Ténèbres et Le Bal des Ardentes se suffisent à eux même, à l’instar du premier, Le Festin du Serpent qui continue à se vendre malgré son antériorité (sorti en avril 2013).

Et puis, bien entendu, il y a Dynamique du Chaos (2004), mon roman viral téléchargeable gratuitement en ligne depuis 2008. J’ai passé la barre des 20.000 téléchargements et suis très heureux de voir que ça continue de circuler par différents moyens, par mail, sur différentes plateformes de littérature, en publication hebdomadaire sur certains sites. Même si je n’y gagne rien financièrement, c’est dans la fierté d’être lu que réside cette victoire.

Pour finir, je tiens à remercier Yvan de m’avoir laissé la parole et qui m’a beaucoup aidé, ce qui fait de son blog mon préféré en la matière. Rendez-vous dans les prochains salons du livre, que j’espère nombreux, et dans des séances de dédicaces. Autant d’occasion de revoir mes lecteurs toujours si sympathiques.

« Dans ce monde pourrissant, jouir et détruire sont les deux seules activités ayant encore un sens. »

Ghislain GILBERTI

Trilogie Borderline – volume III (encore non-paru à ce jour)

Chronique du Baptême des ténèbres sur le blog EmOtionS

Chronique du Festin du serpent sur le blog EmOtionS

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(Ghislain Gilberti au salon Quais du Polar 2014)

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Catégories :Interviews littéraires

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63 réponses

  1. Pu***n…..sacré mec. …
    Un grand moment qu’il nous offre.
    Merci Ghislain.

  2. Un sacré bonhomme en effet !

  3. très belle carte blanche, heureusement cependant qu’il ne faut pas forcément en passer par là pour être un auteur de polar , sinon il y aurait de livres en rayonnage ! 🙂 En tout cas voilà un parcours des plus atypiques. J’ignorai que Ghislain écrivait aussi dans d’autres genres. AMitiés

  4. Ah ben oui forcément ca va mieux avec une chtite new letter J Bon week ma biloute !

  5. Waouhhh quelle mise à nu!! Texte très touchant…très vibrant de sincérité…Je suis admirative des personnes qui arrivent à sortir de l’enfer…Bravo Ghislain et merci de nous combler de ton talent!!!

  6. Une carte blanche d’enfer !
    Un personnage à la fois inquiétant, par ses expériences passées, mais également touchant par ses révélations et sa ténacité à tourner une page de sa vie.
    Sachant maintenant que ses thrillers comportent une large part de faits réels, de vécu, je vais doublement flipper en les lisant.

    • tu as bien résumé l’affaire Supi, 😉
      Oui je crois qu’on va lire ses romans d’une autre manière maintenant et je confirme que cette rédemption par l’écriture est très touchante (surtout qu’il est super doué !!)

  7. Et bien cette carte blanche laisse sur le c*****….Intense et bouleversant….Je mets donc ces deux livres dans ma Wish

  8. un témoignage bouleversant, un personnage complexe et riche. bravo

  9. Encore un auteur qui hante ma PàL et encore un qu’il faudrait que je découvre incessamment sous peu dans pas longtemps… je l’aurai un jour, je l’aurai !

  10. Waouh… Merci Yvan pour ce moment de partage avec Monsieur Gilberti. Un sacré bonhomme, et un sacré auteur. j’avais adoré « Le festin du serpent », ,et le baptême des ténèbres ne tardera pas à rejoindre ma PAL.
    Amitiés, mon pote 🙂 …

  11. Merci pour vos encourageantes paroles… J’ai laissé un moceau d’âme pour rendre une tribune qui ne soit pas « normalisée », mais vraie, sincère. merci à Yvan de n’avoir rien censuré.

    Merci à mes lecteurs qui me soutiennent et que je vais encore rencontrer, pour la plupart, sur les salons à venir et les dédicaces.

  12. J’ai aimé le lire et j’ai surtout aimé le rencontrer. Ghislain est un type touchant et charismatique. Et derrière ses écrits et surtout ses paroles, on perçoit bien toutes ces expériences, toutes cette souffrances qui ont façonné l’homme qu’il est aujourd’hui. Au passage, je voudrais remercier aussi Cécile, qui a sans doute fait beaucoup pour canaliser la furie qui rugissait chez son auteur de mari. C’est deux là sont vraiment super et je ne réjouis à l’avances de leurs futurs succès. 🙂

  13. Les tripes et le cœur à nu : je suis touchée par ce témoignage. Merci à vous deux.

  14. Putain de bordel de dieu ! Oui, je me laisse aller, oui, je dis des gros mots, mais je m’en balance, tiens (et là, j’aurais pu être encore plus impolie et dire que je m’en br****).

    Le parcours… :/ pas simple la vie de tous les jours. Ceci est un bon exemple à donner aux coincées du ciboulot qui pensent que les voyous resteront des voyous. Voici des faits brut de décoffrage pour illustrer un cas réel d’ancien délinquant qui s’est repenti. Moi je dis « bravo, totaly respect » pour ceux qui ont commencé du côté sombre et sont revenu vers le droit chemin ensuite. Moi, je n’ai aucun mérite d’être sur le droit chemin. Papa ne buvait pas (juste de l’eau et parfois de la bière) et ne frappait pas (deux baffes dans toute ma jeunesse, et méritées).

    Si j’avais su tout ça avant, j’aurais lu le festin avec un autre regard ! Un regard plus avisé…

    Merci, Ghislain, pour cette mise à nu de ton âme et de ton passé. 😉

  15. Je suis terriblement fière de toi mon frère….Fière de ta réussite oui,mais pas seulement.
    Tu reviens de très loin,de l’enfer.Tu as commencé à voyager très jeune dans cet endroit,trop jeune . Je suis arriver 4ans après toi et tu y étais déjà parti….Tu as tout fait pour que j’y voyage le moins possible en y plongeant tête la première ,me laissant « un peu plus sereine » sur le quai de l’abîme…..Je suis partis parfois avec toi dans ce voyage en enfer, mais tu étais là quand même ,comme une couverture à me protéger des flammes et de ce diable que j’aimais pourtant tellement …top sûrement….Aujourd’hui tu es « rentré » de ce voyage qui à bien faillit de coûter la vie à plusieurs reprises…des images horribles me reviennent …toi allongé sur le sol ….gouttant ton propre sang…..et notre père qui lui était debout ….il te surplombait d’1 m 80 …et bien, tu sais mon frère,tu étais déjà bien plus grand que lui….pas en en taille ni en âge non,car tu n’avais que 10 petites année de vie…mais un esprit de GRAND déjà …et tu nous le prouve bien aujourd’hui en nous dévoilant tes carnets de voyages…
    Je te souhaite tout le meilleur car tu l’es!!!!!!!

    Ratotte.

  16. Véritable coup de poing que ce témoignage ! J’ai enfin pu le lire aujourd’hui, pas trop de réseau en Corse et ça me titillait de ne pas arriver à me connecter surtout en sortant du « Festin du serpent » ! Je comprends mieux d’où vient ce que j’ai lu ! Merci à Ghislain de s’être livré sans fard et merci à Yvan de nous l’avoir transmis !!

  17. Merci pour ton commentaire ma soeur… Que dire ? Que c’est comme ça, que c’est fait. Que les images de notre père nous obligeant à jouer à la roulette russe avec son vieux revolver 9mm alors qu’on était que des gosses. Des gosses, bordel ! Combien de fois réveillés en pleine nuit pour être saccagés physiquement et psychiquement. Mais toi aussi tu as morflé, l’image me vient en mémoire du père rentrant à la maison le jour de ton 7 ème anniversaire, te balançant un grand coup de serviette mouillée au visage, te marquant sur la peau et à l’intérieur, avant de te dire « Joyeux anniversaire. Un cadeau comme un autre ? Merci pour cette reconnaissance touchante. merci « ratote », je t’embrasse.

  18. J’ai cotoyé une partie de votre enfer cher Monsieur!
    J’ai entrevue une partie de vos ombres pour emmener les miennes loin de cet endroit rempli de demons…

    Je suis tellement admiratif de l’exutoire que tu as su trouvé dans l’ecriture, pas, que je n’ai jamais osé franchir…

    Il me tarde de faire l’acquisition de tes ouvrages et peut etre, qui, sait de te croiser dans le monde des… Vivants!

    Toute mes felicitations Ghislain

    • Au plaisir… Je dois bouger pas mal dans toute la France courant 2015 (et un peu aussi en cette fin d’année : Belfort le 25 oct. Fnac – Besançon le 15 nov. Librairie Siloë – Altkirsch les 5 et 6 déc. E. Leclerc culture)
      Et bien entendu, Quai du Polar 2015, Festival de Saint-Louis 2015, Les Mots Doubs Besançon 2015, Sang d’Encre Vienne 2015, Montigny-lès-Cormeilles 2015 etc…
      Je tiendrai tout le monde au courant.

      Merci

Rétroliens

  1. Les rencontres d’auteurs de la saison 2014/2015 | Le Café Littéraire des 2 Plancher
  2. Le baptême des ténèbres – Ghislain Gilberti | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  3. Récapitulatif des interviews 2014 | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  4. Regards croisés sur mon Top 30 des romans lus en 2014 – De la 20ème à la 16ème place | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  5. Le festin du serpent, Ghislain Gilberti | *****Mon féerique blog littéraire!!!!!*****
  6. Carte blanche à : Nathalie, du blog Sous les pavés… la page – EmOtionS – Blog littéraire et musical
  7. Rétrospective – Sous les pavés…..la page

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