Joyland – Stephen King

chronique littéraire

4° de couverture

joylandAprès une rupture sentimentale, Devin Jones, 21 ans, débarque l’été 1973 à Joyland, petit parc d’attraction sur le littoral de la Caroline du Nord. Il est embauché avec d’autres étudiants pour compléter l’équipe de forains, à la fois étrange et joyeuse.

Sa rencontre avec un petit garçon doué de voyance, atteint d’une maladie grave, et surtout de sa mère, va changer la vie de Devin. Obsédé par le mystère du train fantôme soi-disant hanté par le spectre d’une femme égorgée 4 ans auparavant, le jeune homme se lance dans l’enquête.

Un nouveau meurtre est-il possible ? Parviendra-t-il à l’éviter ? Une chose est sûre, l’aventure le changera à jamais.

Mon ressenti

 

2013 fut sans doute l’année la plus faste pour les amateurs francophones de Stephen King, avec la publication des deux chefs d’œuvre que sont 22/11/63 et Docteur Sleep.

Joyland, à la différence de beaucoup de romans du King, est court (325 pages). Une histoire qui se rapproche davantage de ce que l’auteur propose dans ses novellas, comme si Stand by me par exemple (cité en 4° de couverture) prenait une ampleur un peu inattendue.

Ne vous y trompez pas, Joyland, c’est du King pur jus, un concentré de ce que propose régulièrement l’auteur. Bien loin de l’image restrictive de maître de l’horreur que certains veulent lui coller à vie, il prouve à nouveau qu’il est définitivement et incontestablement le maître des émotions ! Eh oui, on parle bien davantage d’amour que de frayeur dans ce roman.

La 4° de couverture est en partie trompeuse, pas de clowns comme dans Ça à l’horizon, pas de terreur non plus (même si on y parle de meurtres), mais un vrai récit initiatique comme King sait si bien nous les conter, avec ce brin de nostalgie souvent présent dans ses écrits.

Oui du pur jus de King, vous dis-je ! Avec une émotion à fleur de peau (j’ai eu beau m’attendre au final, je n’en ai pas moins versé ma larme) et des personnages qu’il arrive à rendre vivants en quelques coups de plume. C’est sa grande force, avec cette immersion immédiate dans une époque et un contexte.

1973, dans le milieu des forains. On y baigne comme un poisson dans l’eau grâce à ses descriptions plus vraies que nature et l’utilisation de la « parlure », ces expressions (réelles ou inventées par l’auteur) utilisées par ce milieu. Bravo au passage aux deux traductrices, Nadine Gassie et Océane Bies, pour le travail de créativité réalisé pour franciser ces expressions si particulières.

Les personnages sont si émouvants, si touchants que vous ne pourrez avoir que de la tendresse pour eux. Et quand on y ajoute cette touche de fantastique si bien intégrée dans l’intrigue, cela donne un mariage hautement attachant.

Si vous aimez le King de Différentes saisons, celui qui fait parler l’émotion comme dans La ligne verte et dans 22/11/63, ou même celui de la part initiatique de Ça (sans le coté terreur, donc), ce roman est fait pour vous.

Même si on est loin de l’ambition des deux précédents romans, ce Joyland est encore un petit bout du King qui restera gravé dans mon cœur et mes tripes.

 Sortie : 30 avril 2014

Éditeur : Albin Michel

Notes (sur 5) :

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥ 1/2

Psychologie des personnages : ♥♥♥♥ 1/2

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥ 1/2

Émotion : ♥♥♥ 

Note générale : ♥♥♥♥ 1/2

 

 

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Catégories :Littérature

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32 réponses

  1. Jusqu’ici, à part le 22/11/63, que j’ai adoré, j’ai toujours eu du mal à m’immerger dans le King. J’ai peur de souffrir d’incompatibilité avec cet auteur que tous décrivent comme un grand, du moins c’est le côté fantastique et horreur auquel je n’accroche pas.
    Je vais quand même me le noter dans un petit coin… à l’occasion…
    Amitiés,

  2. En lisant la 4° de couv’, je craignais justement une trop grande ressemblance avec Ça, je suis rassuré. En plus l’action est située en 1973, une excellente année… 🙂

  3. J’adooooooooooooooore le King et là à force de voir fleurir en ce beau printemps de magnifiques chroniques sur son dernier opus , je ne crois pas que je vais résister longtemps avant de l’acheter!!!

  4. C’est du King bon (et pas du King Con), donc… je note toujours mais bon, on sait pas tout lire, hein !!! Bonne lessive 😉

  5. On se demande parfois si le king ne serait pas un peu névrosé et obsédé par les fêtes foraines!
    Moi en tout cas, il m’obsède depuis 30 ans …
    J’ai encore plus hâte de le lire maintenant que j’ai lu ta chronique

  6. Encore un bon Stephen King.
    L’ambiance fêtes foraines avec en toile de fond des meurtres non élucidés… jusqu’à présent, tient le lecteur en haleine jusqu’au bout du roman.
    Justement, j’y arrive au bout 🙂

  7. Je viens de le commencer, l’aperçu que j’en avais eu en bonus dans Sale Gosse ne m’emballait pas plus que ça ; ta critique est plus motivante 🙂

    • je n’avais pas poussé la curiosité à lire le début à la suite de cette nouvelle ;-). Je voulais garder la surprise intacte.
      C’est chouette si j’ai pu te remotiver 😉

  8. Je suis fan de King et celui-ci devrait me plaire.

  9. Non mais….tu veux vraiment me dépouiller du moindre sou toi! C’est raté ahahahhaha(rire diabolique)…je l’ai héhé..ça t’embouche un coin hein! Je sais, je suis trop forte: j’achète avant que tu chroniques et oui, je lis dans tes pensées! 🙂

Rétroliens

  1. Sorties 2014 – Récapitulatif des chroniques littéraires | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  2. Regards croisés sur mon Top 30 des romans lus en 2014 – De la 10ème à la 6ème place | EmOtionS – Blog littéraire et musical

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