13 jours – Valentina Giambanco

chronique littéraire

4° de couverture

Valentina Giambanco - 13 joursL’assassin lui a donné 13 jours. 13 jours pour tenter de comprendre. 13 jours avant de plonger dans les ténèbres…

 À Seattle, personne n’a oublié le mystère de la Hoh River : trois gamins enlevés, cachés dans les bois. Seuls deux d’entre eux avaient réapparu, incapables de se souvenir de ce qui leur était arrivé.

Vingt-cinq ans plus tard, un couple et ses deux fils sont sauvagement assassinés. Au-dessus de la porte de la chambre, le tueur a laissé un message : 13 jours.

Très vite convaincue que les deux affaires sont liées, puisque le père de famille qui vient d’être assassiné était l’un des trois enfants kidnappés, la police manque pourtant de preuves. Pour sa première grande enquête, l’inspecteur Alice Madison devra se fier à son instinct. Au cœur des forêts, le cauchemar va recommencer. Dans 13 jours.

Mon ressenti

Une auteure née en Italie, travaillant à Londres et proposant une intrigue qui se déroule aux États-Unis, voici qui est pour le moins cosmopolite. Voir son roman débarquer en France est donc une étape logique de ce périple.

Le terme « cosmopolite » convient d’ailleurs vraiment bien au roman, tant il pioche dans le meilleur des différents territoires du thriller, du polar et du roman psychologique.

Le roman est dense (540 pages) et l’épaisseur est un des autres mots clés du roman. Car, outre le nombre de pages, ce qui frappe tout au long de cette lecture c’est l’épaisseur de l’intrigue et des personnages. Une intrigue profonde mais qui jamais ne perd le lecteur, et des personnages d’une impressionnante consistance.

La maîtrise affichée par Valentina Giambanco pour un premier roman est fascinante ; récit tout en subtilité et en finesse. L’auteure n’en fait jamais trop et privilégie la parfaite construction sans la surcharger de rebondissements. Ce n’est clairement pas le genre de la maison.

Le rythme est assez lent mais la tension, palpable, monte crescendo jusqu’à un final étonnant et éprouvant. Un voyage à l’intérieur même de l’enquête policière, semé de doutes et qui plonge dans l’essence même du mal.

Le personnage principal, l’inspecteur Alice Madison, est superbement décrit psychologiquement. Une femme pleine de ressources et de talents, qui pourtant va se retrouver confrontée à de sérieux questionnements éthiques. A coup sûr, un personnage qu’on retrouvera à l’avenir (ce serait un crime de l’abandonner après une si belle naissance romanesque). Quant aux autres protagonistes, certains sont diablement ambivalents.

Mais même si ce roman est dense, vous ne mettrez sans doute pas 13 jours à le lire, tant il devient difficile de quitter les personnages complexes de ce roman envoûtant.

Sortie : 26 février 2014

Éditeur : Albin Michel

Notes (sur 5) :

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥ 

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥ 1/2

Psychologie des personnages : ♥♥♥♥ 1/2

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥

Émotion : ♥♥♥

Note générale : ♥♥♥♥

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Catégories :Littérature

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27 réponses

  1. un de plus en wish list …. merci pour cette chronique plus qu’intéressante

  2. Ah je pensais être la première à dire du mal de ta chronique, mais ce n’est visiblement pas le cas. Alors je ne vais en dire que du bien. « Que du bien », voilà c’est dit.
    Et encore une fois nous sommes parfaitement d’accord. Yes, j’adore 😉

  3. Ce livre m’intéresse mais je n’ai trop le temps de m’y mettre pour le moment… Merci pour ta chronique très instructive, j’essaierai donc, à cause de toi, d’y jeter quand même un oeil un de ces jours 😉
    Sinon, c’est marrant, ces polars qui commencent tous par la disparition de trois enfants. J’en connais déjà au moins trois : l’incontournable, »Mystic River » de Dennis Lehane, « Ecorces de sang » de Tana French, et celui-ci. D’autres candidats ? Ca pourrait finir par devenir un genre en soi !!!

  4. Celui ci était déjà dans ma Pal mais ta chronique ne fait que me donner encore plus envie de le lire… mais là, il va falloir qu’il attende… J’atteins le mon maximum de lecture simultanée( 3 en cours) pour ne pas me perdre….. 😉

  5. Oh, la Converse que le tueur unijambiste a perdu… Collectif a-t-elle été promener ses chiens en Palludium (et là, tous les lecteurs du Blog ont décroché, ne comprenant pas la moitié qu quart de ce que raconte l’autre petit sacripant 😀 ).

    Fait chi**, je me sens obligée de noter ce livre… mais avant, faudrait que je lise « mystic river » que je n’ai pas vu en film non plus… 😉

    Oublie pas ta chaussures, hein !

  6. Je l’ai repéré depuis un moment mais là, ca devient de plus en plus dur de résister à l’appel de la cb….Tres belle chronique!

  7. Impossible de lire ce livre…je suis atteinte de la phobie 13!! Oui j’ai peur du chiffre 13…dés que je le vois ou que je l’entends, j’attrape des boutons roses…qui me grattent très fort!! Quel dommage hein…avec une belle chronique comme ça mais bon… (C’est le coup de la Foumette qui raconte des conneries car elle n’a aucune volonté et craque toujours pour les livres que Divan chronique) Je t’ai bien eu hein!!!! 😉

  8. Nos avis se recoupent Yvan. Ma chronique va également un peu dans ce sens.

  9. Bon sang je suis à la bourre dans la lecture de tes chroniques et ça m’agace. Vivement que je me mette au vert pour que je puisse prendre le temps de vivre et le temps de lire…
    Va m’en falloir vu la liste qui se rallonge à cause de toi ! 🙂

Rétroliens

  1. Sorties 2014 – Récapitulatif des chroniques littéraires | EmOtionS – Blog littéraire et musical

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