Festival sans Nom 2014 – Salon du polar de Mulhouse : interview d’un des organisateurs

interview litteraire

Les 11, 12 et 13 avril 2014 se déroulera la deuxième édition du Festival sans Nom, salon du polar de Mulhouse.

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L’événement approche à grands pas et l’affiche est maintenant connue :

STÉPHANE BOURGOIN R.J. ELLORY IAN MANOOK MICHAËL MENTION MALLOCK CARLOS SALEM VICTOR DEL ARBOL OLIVIER GAY DOMINIQUE MANOTTI DOMINIQUE SYLVAIN JEAN-FRANÇOIS ABGRALL JACQUES OLIVIER BOSCO THIERRY BOURCY HERVÉ CLAUDE DOA BORIS DOKMAK JOHAN HELIOT ALEXIS RAGOUGNEAU JULIA M. TEAN ANTOINE TRACQUI PATRICE CAVENAIR JOHN N. TURNER INGER WOLF ERIC MARAVELIAS NICOLAS MATHIEU

Un tel salon, c’est bien sur l’occasion de croiser les auteurs durant des séances de dédicace, mais également de participer à de nombreuses manifestations autour du polar.

Quoi de mieux pour en parler que d’interviewer l’un de ses organisateurs : Hervé Weill. Un grand merci à lui pour avoir accepté de présenter le salon et ses coulisses.

L’interview :

Pour commencer, pourquoi ce nom « Festival sans nom » ?

L’idée est tirée du « Livre sans Nom », formidable bouquin complètement décalé dont personne ne connaît l’auteur, qui est sorti en 2007. Un livre venue de nulle part avec des personnages forts et qui connaît un grand succès, la symbolique était tentante !

Peux-tu nous préciser ton rôle dans cette formidable organisation qui est derrière le Festival sans nom ?

1531952_723589280993806_1695911894_nNous sommes trois à avoir eu l’idée de ce festival : Dominique Meunier du blog Passion Bouquins, Luc Widmaier directeur de la librairie Bisey et moi-même.

Je m’occupe de synchroniser le travail d’une équipe d’une douzaine de personnes bénévoles qui donnent beaucoup sur leur temps libre. Tous les organisateurs sont membres de l’association Entreprises et Médias qui porte le projet.

Toutes les professions y sont représentées ce qui nous permet d’être autonome dans beaucoup de domaines et de ne pas dépendre d’éventuelles subventions dont les critères d’attributions sont parfois très mystérieux pour des gens qui sont tous issus d’entreprises privées.

Pourquoi un salon du polar ?

Tout d’abord parce c’est un genre que nous apprécions particulièrement et c’est autour d’une discussion autour d’un livre que l’idée qu’est née l’idée. Ensuite, c’est quelque chose qui bizarrement faisait défaut dans la région Alsace et de manière plus large dans les départements limitrophes, alors qu’on sait qu’environ 60% des livres lus sont des polars.

C’est la deuxième édition du salon, qu’est ce qui changera par rapport à l’année dernière ?

Nous avons d’abord gardé ce qui a fonctionné : l’arrivée en gare du train du polar organisé conjointement avec la SNCF, suivie d’un concert de Jazz, puis d’un concert spécialement crée pour le festival au temple St-Etienne.

Les tables rondes et les interviews place de la Réunion (Librairie Bisey, Temple St-Etienne, ancien hôtel de ville) sont le socle de la manifestation avec les signatures

Il y aura un quatrième endroit où seront organisées des tables rondes et des signatures, mais seulement le dimanche : la bibliothèque municipale qui nous ouvrira ses portes pour l’occasion.

La grande nouveauté sera la « Nuit des serial killers » présentée au cinéma Palace à partir de 17h et jusqu’à 6h du matin, présentée par Stéphane Bourgoin. Ce sera la seule manifestation payante du festival. Pour environ 25 euros 5 films et 3 documentaires seront au programme. Nous distribuerons des boissons et de quoi manger toute la nuit et offrirons un petit-déjeuner à 6h du matin.

Un tel événement demande une organisation importante et complexe. A quel moment a débuté l’organisation du nouveau salon et quelles en sont (de manière générale) les grandes étapes ?

On essaie de prendre des contacts le plus rapidement possible pour ce qui concerne les auteurs, dès le mois de juin. C’est assez compliqué, entre les vacances, la rentrée littéraire, etc… En fait on se rend compte qu’il faut avoir des contacts pour l’édition suivante avant d’avoir commencé la précédente. Suis-je clair ? Des projets ont déjà pris corps pour 2015, ce qui anticipe éventuellement une autre question…

Ensuite tout dépend de l’envie des bénévoles de s’investir. Sans les femmes et les hommes qui bossent sur le projet depuis des mois, pas de festival.

Après il faut évidement trouver des financements et des partenaires. C’est difficile mais encore une fois, la clé c’est l’humain. Je profite donc de cette interview pour remercier toute l’équipe organisatrice pour tout le travail effectué.

Quand on a ça on peut commencer à travailler sur l’identité visuelle, le thème de l’édition, la programmation…

Comment se déroule le choix des auteurs invités, sur quels critères ? Le plateau proposé est en effet très diversifié.

L’idée est de ne pas s’enfermer dans un genre d’auteurs. Nous avons envie de recevoir aussi bien des écrivains confirmés que des premiers romans, quels que soient les styles.

Nous voulons faire découvrir des auteurs et des univers. Je pense par exemple au premier roman d’Ian Manook qui se déroule en Mongolie et qui est une vraie claque. Mais il y en a d’autres, il faut absolument venir les rencontrer. On a coutume de dire en Afrique que chaque vieux est une bibliothèque. Chaque écrivain aussi.

Le salon n’est pas qu’un rendez-vous de dédicaces, mais également un vrai lieu de partage autour du polar (conférences, manifestations diverses…)…

C’est vrai, il est très important que chaque écrivain puisse avoir un temps de parole pour expliquer sa façon de travailler, pour expliquer son univers, pour se faire mieux connaître de ses lecteurs. C’est pourquoi chacun d’entre eux est au minimum en interview chez notre libraire partenaire.

D’autres participent en plus à des tables rondes en fonctions des thèmes choisis et de leurs livres. Je pense d’ailleurs que ces thématiques vont beaucoup intéresser le public, les tueurs en série y tenant une bonne place.

Mais tous les auteurs présents n’écrivent pas sur ce thème, c’est encore la volonté de ne pas être enfermé dans un sujet unique.

Comme mot de la fin, vous êtes partants dès à présent pour une troisième édition ? 😉

Hé oui, LA question 😉

Comme je l’ai dit précédemment, nous avons déjà des contacts pour l’année prochaine, donc l’idée est bien entendu de continuer.

Je dirais quand même qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs et que nous devons d’abord nous assurer du succès de la deuxième édition. Nous avons bien travaillé (et il reste du boulot), mais c’est le 13 avril au soir que nous en saurons plus.

Le site internet du salon, avec l’ensemble du programme

La page Facebook du salon

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Catégories :Interviews littéraires

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17 réponses

  1. Merci pour l’article ! Je pense que je n’irai pas à Mulhouse, ne voulant pas laisser Chouchou tout seul la journée, à tourner en rond… pendant que moi je m’amuse. Je n’aimerais pas qu’on me fasse pareil, donc, pour se faire coucou, on trouvera autre chose.

    On peut visiter la cathédrale de Strasbourg, avec dévotions et confessions au programme… et tu nous attend dehors 😆 De toute façon, je te recontacte via le MP de FB ou les mails 😉

    • pfff pas drôle !
      Pour la cathédrale, demande conseil à Foumette, elle est devenue une spécialiste 😉

      • Foumette est spécialiste des cathédrales ?? Elle crie « again » dans le confessionnal ?? 😆

        Bon, je vais lui poser des questions sur la cathédrale de « Ça bourre » 😉

        • Euh…JOKER!!!! J’ai une extinction de voix…et je n’ai pas de mot…juste rien à dire!!!!!ahahah J’aime paaaaaaaaaas mais vraiment pas les trucs en briques; en blocs, en toc!!!!! grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!!!!! J’inspiiire…j’expiiire….

          • Foumette est une fée, qui vit d’amour (de ses amis et de la lecture) et d’eau fraîche ;-). Elle n’a même pas besoin de maison en brique !

          • Tu as fais quoi dans la sombritude des confessionnaux ?? Aurais-tu sucé un bonbon à la menthe ?? 😳

            T’aimes pas les trucs en briques, les vestiges de notre passé, du savoir-faire des ces maîtres ?? rhôôô, pas bien !! 😀

  2. La nuit des serials killers! Excellente idée! Grrrr pourquoi j’habite Paris moi ! C’est décidé je déménage 😉

  3. Ah cela me donne l’occasion de partager mon enthousiasme pour “Le livre sans nom” puisque Hervé Weill nous explique que le Festival en a tiré son nom. Je vous le conseille vivement (ainsi que ses suites) si vous ne le connaissez pas…

  4. Fonce 😉 enfin quand je vois ma PAL j’ose pas pas imaginer la tienne 😉
    Connais-tu aussi DOA ? J’ai vu qu’il est à l’affiche du Salon. Je l’ai découvert dans « Citoyen Clandestin » pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur…

  5. Et dis moi, tu as bien fait de faire un récapitulatif. j’étais passée à coté de celui là.
    Une nouvelle fois merci. super intéressant ça.

Rétroliens

  1. Le 2e Festival sans Nom, salon du polar de Mulhouse 2014, arrive en avril ! | Le Bibliocosme
  2. Récapitulatif des interviews – Janvier / Mars 2014 | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  3. Récapitulatif des interviews 2014 | EmOtionS – Blog littéraire et musical

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