John Connolly – Nocturnes

chronique littéraire

4° de couverture

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Vampires, maisons hantées, mal mystérieux qui se propage, mythe du Golem, démons prédateurs, fantômes vengeurs… Ce recueil d’une vingtaine de nouvelles aborde tous les genres du fantastique. Exemples :

Miss Froom est une vieille retraitée anglaise qui s’occupe de son jardin du soir au matin. Quand un étranger de passage lui offre son aide, elle accepte. Après tout, ce n’est pas si souvent que du sang frais se présente. Et puis, un corps séché ne constitue-t-il pas ensuite le meilleur des engrais ?

La maison de M. Gray est construite sur la tombe d’une réincarnation de Lilith. Le jour où il entreprend des travaux, il risque de réveiller quelques démons endormis…

Dans cette université anglaise très select, quelques élèves boursiers sont accueillis. À la fin de l’année, leurs os sont remis aux diplômés appartenant à la bonne société dans de jolis écrins garnis de velours…

Une anthologie sombre et obsédante. Un prétexte pour laisser la lumière allumée avant d’aller se coucher.

Mon avis

John Connolly est principalement connu pour sa série de thrillers avec le personnage de Charlie Parker. Son approche du fantastique a principalement donné le roman « Le livre des choses perdues » .

Ce recueil de nouvelles est à classer dans la veine des histoires fantastiques de l’auteur.

Dix-neuf histoires, pour un univers et une ambiance bien à part. Des récits fantasmagoriques, où le surnaturel et le folklore anglo-saxon prédominent.

Des nouvelles tout en ambiance, souvent assez courtes (une dizaine des pages), mais paradoxalement denses. Car le style de l’auteur est très travaillé, parfois même emphatique. Cette plume accentue le poids des thèmes choisis, parfois un peu trop à mon sens d’ailleurs.

Les ambiances fleurent bon les atmosphères du début du siècle dernier ou de l’entre-deux guerres, et l’auteur ne se cache pas de ses influences (à l’image de cette histoire avec un directeur d’université s’appelant Lovecraft et des professeurs ayant pour noms Poe et Dickens).

Un climat généralement triste, introspectif, souvent tout en poésie, où l’on retrouve certaines de nos peurs d’enfant et des thématiques assez classiques (parfois trop à mon goût).

Alors que j’aime souvent lire plusieurs nouvelles à la suite, il m’a été assez difficile de procéder de la sorte avec ce recueil. L’ambiance générale et le style de l’auteur m’ont « imposé » une lecture plus morcelée. Un bien ou un mal ? Chacun jugera selon ses envies.

Même s’il ne m’a pas apporté toutes les sensations escomptées, c’est un recueil qui porte en tout cas parfaitement bien son nom : Nocturnes (avec un S), ou des histoires à picorer en évitant de le faire juste avant de se coucher.

Profondeur des histoires : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥

Émotion : ♥♥♥

Note générale : ♥♥♥

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Catégories :Littérature

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15 réponses

  1. Bof…j’aime pas les vampires moi…pis j’ai peur d’avoir trop peur!!! Je sens aussi une réticence de ta part…Je pense que je vais passer mon tour!!!! J’apprécie beaucoup ton article par contre!!!! 🙂

  2. Je ne suis pas un chaud partisan des nouvelles. Mais avec John Connoly c’est tentant, d’autant plus que tu fais une belle chronique, avec un peu de réserve quand même, il me semble.
    Salutations amicales.

  3. Connoly on aime ou on aime pas.
    Ici c’est assez spéééééce !
    De celui-ci je passerai mon tour …
    Merci Yvan 😉

  4. Moi, elle me tente bien ces nouvelles. J’en ai lu une pour voir, et contrairement à toi j’ai bien aimé le coté suranné. Ca pose bien l’atmosphère. Un vieux charme anglais voire écossais.
    Mais ça Yvan tu le décris très bien dans ta chronique….

  5. ça pourrait être intéressant… j’aime bien ce genres d’histoires, moi.

  6. J’adore les nouvelles mais je ne suis pas fan de Connoly et comme je te sens un tantinet déçu, je passe mon tour. J’ai confiance en tes coups de cœur mais aussi en tes déceptions 🙂

  7. Merci pour ta superbe chronique ! Ce recueil me tente bien et une belle façon de voir autrement cet auteur.

  8. De mon côté j’avais bien aimé. Mais je sortais d’une lecture décevante. Et puis ça m’a rappelé mes lectures de Lovecraft de mon adolescence.

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