Interview de blogueuse 2013 – Livrenvie, Black Kat’s Blog

interview blogueuse

Ceux qui suivent l’actualité de ce blog connaissent mon goût pour les interviews d’auteurs.

Mais un auteur n’est rien sans ses lecteurs, et les lecteurs peuvent eux aussi écrire (dans le cadre de leur blog).

Donc, pourquoi ne pas se lancer dans de petits entretiens entre blogueurs ? Une belle occasion pour échanger sur une passion commune.

livrenvie

Au tour de Karine et son jeune blog : Livrenvie – Black Kat’s Blog. Jeune mais ô combien addictif si on a le bonheur de s’y plonger 😉

Car Karine est éclectique, Karine sait écrire et Karine sait surtout faire passer une émotion. Bref, toutes les qualités qui font un bon tenancier de blog, à mon sens.

Diantre, ne passez pas à coté de cette adresse !

Question rituelle que je pose habituellement aux auteurs : peux-tu te définir en trois mots, juste trois?

Hey !!! Tu commences bien, toi !!! Tu veux brider une amoureuse des mots… Comment veux-tu résumer toute une existence et une personnalité en perpétuelle évolution en trois mots ??? Je me lance… naan, promis, je ne triche pas…

Junky littéraire et musicale : il me faut ma dose quotidienne de musique et de lecture, entre autres. C’est vital et non négociable, tout mon équilibre repose sur ces piliers de vie et sans, je suis abusivement éteinte et dépressive !

Passionnée rebelle : Je ne joue pas dans la tiédeur et le manque de caractère. Je suis entière, j’aime aller au fond de tout, je surkiffe, je déteste… toujours avec sincérité et toujours avec ardeur. Rebelle parce que je revendique la liberté de penser et suis allergique à la manipulation sous toutes ses formes.

Hyperactive neuronale : Je ne suis à l’équilibre que lorsque mon neurone est éveillé, efficient et stimulé par une insatiable curiosité, une soif infinie d’apprendre, de voir, d’entendre, d’écouter, d’analyser…

92548_7470Quelle est la date de naissance de ton blog ?

C’est un nouveau-né qui ne fait toujours pas ses nuits, depuis le 25 juillet 2013.

Pourquoi un blog ?

Pour ne plus que certaines personnes qui se reconnaîtront (n’est-ce pas Yvan), me poussent à en créer un.

Plus sérieusement, j’ai rencontré une personne merveilleuse, entre autres passionnée littéraire et musicale comme moi, qui m’a ouvert les portes d’un nouvel univers et sortie des tête-à-tête stériles entretenus avec mes livres. En conversant, elle m’a poussée à poser des mots sur les émotions suscitées par mes lectures, m’a redonnée le goût de l’écriture et de l’échange.

De là, j’ai pondu quelques ressentis de lecture, publiés sur Babelio et des groupes littéraires sur Facebook, qui ont reçu un bon accueil. De fil en aiguille, de rencontres en amitiés, de bons retours en compliments, je me suis laissée tenter par l’aventure d’un blog littéraire, en y glissant également, tout en délicatesse, ma passion pour les citations, le cinéma et surtout, la zik…

Quels sont tes goûts en matière de littérature ?

Mes attirances livresques sont éclectiques et vont de la Science-Fiction aux romans historiques et aux biographies, en passant par la Bit-Lit et les romances victoriennes. Mais j’en reviens essentiellement toujours aux thrillers et notamment les thrillers psychologiques. Parce que l’âme humaine est au centre de tout.

Tester son empathie avec des personnages de fiction. Fouiller, analyser, essayer de comprendre comment un être dit humain peut en arriver à commettre des horreurs innommables et pourtant bien réelles. Comment un être estimé normal, tel un profiler, affine son talent et son instinct à seule fin de briser les ailes de ces démons.

Toutefois, cette manie de coller l’étiquette « thriller » sur tout et n’importe quoi dans un souci mercantile me rend plus frileuse à la découverte de nouveaux auteurs. Et si le polar m’ennuie outrageusement, les romans noirs me séduisent de plus en plus.

Comment se déroule la rédaction d’une de tes chroniques ? Notes-tu des idées au fur et à mesure de la lecture, ou la rédaction se fait-elle après la dernière page tournée ?

En premier lieu, je ne rédige pas de chroniques ou de critiques, je tiens au mot « ressenti » parce que je ne suis pas une pro, je ne juge pas de la technique ou de la place d’un roman dans l’univers entier du livre. J’ai à cœur de partager essentiellement les émotions et les questionnements éprouvés lors de mes lectures.

Lorsqu’un livre me plaît, je le sens dès les premières pages et, en général, j’éprouve le besoin de relever des « citations » et de noter des mots, des idées, des phrases ; parce que, et d’une, j’ai une mémoire de poulpe, et de deux, parce que cela s’impose à moi.

Une fois refermé le livre, je laisse mon neurone cogiter et débriefer tranquille et au bout de quelques heures, une nuit maxi, je sens que les mots ont trouvé leur place et là, je rédige d’une seule traite. Une relecture de confort pour gommer les horreurs et hop, je n’y touche plus.

Je ne cherche pas à trop travailler mes ressentis, je tiens à une certaine spontanéité. Par contre lorsque je coince sur un livre… fichtre… là, c’est la misère… Si c’est un titre encensé par ailleurs, j’essaie de prendre du recul et de définir ce qui ne m’a pas charmé. Dans ce cas, le neurone n’est pas très coopératif et devient grognon. Mais au bout du compte, j’essaie de traduire au plus juste ma déception, en argumentant et sans pour autant casser l’auteur. J’ai un énorme respect pour les vrais auteurs et, partant du principe qu’on ne peut pas plaire à tout le monde, et heureusement, je ne lance jamais de critique assassine gratuite.

Qu’est ce qui prime pour toi lorsque tu rédiges une chronique ?

Traduire mes émotions, avant tout pour moi-même, car il est super difficile de poser les mots justes sur ce qu’une lecture provoque et suscite en termes de sensations. Si je suis en phase avec mes mots, je sais que je peux ainsi transmettre le plaisir que j’ai eu en lisant un livre…

Éviter le piège d’être dithyrambique… Vouloir trop en dire revient à ne plus rien dire du tout… En fait, je ne pense pas aux lecteurs éventuels lorsque je rédige, je ne cherche qu’à respecter ma relation d’avec le bouquin et à y être la plus fidèle possible.

Par contre, une fois publiée et presque oubliée, je suis à la fois étonnée et ravie lorsque quelqu’un me dit : « ton avis m’a donné envie, j’ai lu le bouquin et j’ai adoré ! ». Là, le partage est total et je suis satisfaite d’avoir effectué la démarche de partager mes coups de cœur…

As-tu l’impression, au fur et à mesure de tes lectures et de tes échanges sur le net, que tes goûts évoluent ?

Pas de manière drastique. Tout est exacerbé sur le net, et les échanges livresques également, donc forcément, même si cela reste au rythme de mes lectures, je m’ouvre à des horizons différents, je suis ou ne suis pas les chroniques que je lis, j’affine mes goûts et mes préférences. J’aime les mots mais plus encore les vibrations qu’ils émettent, encore plus leur substance et leur essence…

J’aime les personnages qui possèdent une âme, je surkiffe les histoires qui arrivent à me transporter… Je reste très attachée à la psychologie fouillée des personnages, à la complexité de l’âme humaine et des sentiments, à la puissance des émotions… Si je rencontre cela dans une lecture, je me fous du style, de la célébrité de l’auteur ou du succès du bouquin…

Portes-tu une attention toute particulière au design de ton blog ?

Un lecteur doit venir sur un blog pour son contenu et non son emballage, mais l’emballage est la carte de visite du blog, donc il est essentiel de lui consacrer une part d’attention.

J’avais trop d’images, d’idées qui se bousculaient… je m’en suis donc délestée, déresponsabilisée et remise à un ami pour la création de la bannière du blog. Je souhaitais surtout de la sobriété et du noir, couleur décriée et même niée, mais ma préférée.

Trois livres à emmener sur une île déserte ?

Si j’ai un problème avec la ponctuation triplée, je vois que je ne suis pas la seule à faire une fixette sur le chiffre 3…

51Nd+cI+BOLEn premier, La trilogie du mal (je fais mon regard qui tue, là, interdiction de dire que je triche en ne disant pas qu’il est question de L’âme du mal, In Tenebris et Maléfices !) de Maxime Chattam. Un dieu vivant pour moi, cet auteur ! C’est celui qui m’a réconciliée avec la littérature française moderne, que je redécouvre avec bonheur. Et sa trilogie résume à elle seule tout ce que j’aime trouver dans un thriller, écriture nerveuse, une empathie des personnages, une psychologie des plus fouillées, des crimes retors… je continue ? … du suspens, des émotions… encore ?

imagesEn second, Résilience de Yannick Monget. Une claque énorme dans mon monde livresque parce que c’est la réalité qui rejoint la fiction dans l’histoire d’un avenir fatal de notre monde et de notre société actuelle. Un livre dans lequel tout se mêle avec intelligence et fluidité et dans lequel chacun de nos questionnements est posé au détour des pages.

Le troisième… héhé, je ne vais pas griller ma dernière option alors qu’il me reste encore tant de pépites à extraire du filon… non, mais !!!

Le mot de la fin ?

Que la lecture vive, que les mots expriment toujours la puissance des émotions, que des auteurs de talent explorent sans fin les méandres de leur imagination et y trempent leur plume, que des lecteurs soient toujours addicts d’histoires et d’évasions. Et surtout, surtout, partageons nos passions livresques, toujours et encore !!!

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Catégories :Interviews de blogueurs

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78 réponses

  1. c’est bien Elle ma cop’s , Karine une passionnée , adorable personne une très belle rencontre et une vrai amitié !

  2. Belle interview Yvan! Je retrouve au fil des mots Karine telle que je la connais: enthousiaste, entière, passionnée… Cette femme est un amour!

  3. Trois mots Karine, trois pour te définir pas 70 ^_^ et je suis surprise de trouver Résilience dans ton top 3 😉

  4. Tu pensais sincèrement qu’elle allait les respecter ? 😀

  5. Yvan, quelle bonne idée cet entretien avec Karine ! Karine, je sens que nous avons de nombreux points communs ! En tout cas je vais aller me promener dans les méandres de ton blog, c’est certain. Alors à très bientôt !

  6. Après tout ces bons mots et sentiments de Karine la fin me laisse perplexe.
    Sur une île déserte avec Chattam !!!!!!!! mais quelle idée ….. même si la trilogie du mal est le seul Chattam que j’ai apprécié.
    Moi si on me fait ce coup là je m’accouple aux bonobos. C’est tout dire. 😉
    Tu aura compris Karine que je partage ton idée quand au « pourquoi un blog » et tes impressions qui en découlent mais vraiment …. Chattam sur une île déserte …. je crois que ça va me poursuivre toute la journée.

  7. J’adore ce chat noir.
    J’adore son enthousiasme, sa sincérité, sa passion des mots, sa passion tout court.
    Je me reconnais tellement dans ce que dis Karine. Il aurait été dommage qu’elle ne crée pas ce blog et surtout qu’elle ne partage pas avec nous ses ressentis..
    Alors Yvan merci de m’avoir permis de rentrer un peu mieux dans son monde. Je me sentais déjà proche de Karine avant son pour autant la connaitre personnellement, maintenant j’ai l’impression de rencontrer mon double cosmique (rires).
    Et maintenant Karine, c’est à toi que je m’adresse. Je surkiffe ton interview. J’ai adoré te découvrir un peu plus. Et ce portrait de toi est tellement ressemblant à celui de je n’étais fait que s’en est bluffant. Et prends soin de ton nouveau né. Il est vachement bien.

  8. Merci Yvan! merci de l’avoir poussée à créer son blog, et merci pour cette belle interview où Karine se livre, toujours fidèle à elle-même, entière, passionnée, rebelle 🙂

  9. ce petit chat noir m’inspire!

  10. J’ai beaucoup aimé ce dialogue Yvan !! Quant à toi, Karine toujours égale à toi-même, passionnée, sincère, on sent l’amour des mots et ta passion à faire partager tes coups de coeur et tes ressentis.. Longue vie à ton blog,néfèrkarine ;)..

  11. Aaaah, quelques biscuits Côte d’Or au chocolat (offert par ma maman), un mug de café noir fumant, les écouteurs visés sur les oreilles passant en fond sonore une musique de « Two step from Hell » et les doigts de pied en éventail : je suis parée pour la lecture de l’interview !

    Karine, tu m’as fait rire et les commentaires encore plus… entre Collectif qui veut se taper tous les bonobos, notre capitaine de nef qui préfère s’envoyer en l’air avec les bonobos plutôt que prendre le livre de Chattam dans ses valises… hilarant !

    Karine, on sent la passion en toi, passion qui était déjà ressentie dans tes chroniques (qui sont virtuellement dangereuses pour la PAL). Un blog qu’il était bon de mettre dans mes suivis, déjà rien que pour découvrir un autre univers de lecture et des critiques bien foutues que je kiffe (oui, je parle d’jeuns aussi).

    Suivez le petit chat noir !!! Heureusement que Yvan-les-bons-tuyaus nous pousse, toi à faire un blog, moi à aller m’encanailler sur FB… 😉

  12. La belle Karine prise dans les filets de notre ami Yvan 🙂 une interview décomplexée d’une personnalité complexe 🙂

Rétroliens

  1. En savoir plus sur Black Kat… Interview de blogueuse par Yvan, blog Emotions ! | Livrenvie – Black Kat's Blog
  2. Récapitulatif des interviews – Février / octobre 2013 | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  3. Récapitulatif des interviews – février / novembre 2013 | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  4. Récapitulatif des interviews – février / novembre 2013 | EmOtionS – Blog littéraire et musical

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