Interview musicale 2013 – Markize

markize_a_perfect_lie_01Markize est un groupe de rock français qui a publié fin 2012 son second album « A perfect lie« .

Ce groupe sait allier avec grand talent de multiples influences, du metal, à la pop et à l’electro. 

Markize se démarque avec talent de la production rock hexagonale.

Merci à la chanteuse Alina Dunaevskaya pour ce passionnant entretien !markize_live_03

La vidéo de Mechanical Hearts

L’entretien :

1. Quelques mots pour vous présenter au monde ?

Groupe de musiciens d’origine Française et russe, des influences diverses oscillant entre rock, pop, metal et électro, sur des textes en français, russe et anglais.

 
2. Ce blog est fait de sons et de mots, peux-tu mettre quelques mots sur votre son ?

Émotion, Diversité, Atmosphère, Energie.

aperfectlie3. Cinq années se sont passées entre le premier album « Transparence » et le nouvel album qui vient de sortir « A perfect lie », qu’est-ce-qui a fondamentalement changé durant cette longue période ?

Nous avons mûri à tous les niveaux, grâce à nos expériences personnelles et aussi aux tournées.

Le nouvel album exprime notre personnalité, et est témoin de cette évolution.

Nous sommes toujours rock/metal dans les guitares, mais avec un côté pop encore plus assumé, et une teinte electro plus aboutie.

Notre image a également changé.

Pour les visuels de cet album nous avons collaboré avec la créatrice de mode et plasticienne Axelle Migé qui a su mettre en scène les aspects de notre personnalité à travers l’univers qui ressort de cet album. Un visuel plus « mode » mais tout en préservant notre univers onirique qui nous est cher.

La cover est une référence à l’artiste Hans Bellmer et sa poupée, un artiste anti-conformiste et touche à tout du courant surréaliste. Elle exprime un paradoxe émotionnel, un contraste, un certain érotisme, qui émane des textes et de la musique de cet album.

4. Pourquoi ce titre d’album ?

Il dépeint une forme d’antagonisme. La perfection dans quelque chose qui est plutôt considéré  comme vile, le mensonge.

C’est un paradoxe que l’on retrouve dans les sentiments humains, et dont sont emprunts les textes composants l’album.

Des textes personnels, tirés d’expériences intimes parfois, et qui parcourent la diversité des sentiments, des émotions, que l’on ne contrôle pas forcément, ou que l’on n’analyse qu’avec du recul.

5. On sent des influences plus variées sur le nouvel album : metal, pop, electro… Comment gérez-vous ces multiples influences ?

Ces influences sont une nécessité.

Il est impossible pour nous de nous enfermer dans un seul style.

Déjà parce que chaque membre du groupe est issu d’une culture musicale différente, mais aussi parce que notre vision de la musique est à l’image de ce que nous prônons dans la vie : l’ouverture d’esprit, l’enrichissement par l’apprentissage de nouveautés.

Un sentiment n’est pas figé, il naît, vit, et surtout il évolue au gré du temps.

La musique est pour moi un tissage de sentiments, et je pense qu’ il n’est possible de décrire cette multitude de sentiments qu’à travers un « métissage musical ».

C’est ce que nous avons voulu faire dans cet album, diversifier les styles pour être au plus juste de l’émotion décrite dans chacun des textes.

6. Le chant, tour à tour en anglais, français et russe est un vrai parti pris concourant à l’intéressante variété de l’album, est-ce une volonté ou vous laissez-vous porter par l’humeur ?

C’est une volonté « spontanée ».

J’ai la chance de parler russe, ce sont mes racines, il m’était naturel d’écrire des textes en russe donc, surtout que le public a semblé apprécier la chanson en russe dans le premier album.

La langue quant à elle vient assez naturellement selon le sujet, l’ambiance de la chanson, il n’y a pas de calcul, c’est le feeling qui prime sur tout.

7. Les paroles ont-elles une importance particulière pour toi ? De quoi parlent-elles ?

Les paroles sont essentielles, elles sont l’âme de l’album.

Elles sont le récit d’expériences personnelles, dépeignent des ressentis, des sentiments, des valeurs, des partis pris.

Un exorcisme aussi de certaines expériences passées qui ont été douloureuses.

Ecrire des textes et les mettre en musique est la thérapie la plus efficace !

Cela m’a permit de mettre des mots sur un vécu qui m’a perturbée, que je ne comprenais pas, de le partager, et finalement de m’en libérer et me sentir apaisée.

Le partager avec le public sur scène est une véritable « mise à nu », et le résultat est toujours extrêmement émouvant.

8. Quels souvenirs gardez-vous de la grande tournée réalisée en première partie de Tarja ?

Un souvenir fabuleux !

Une expérience humaine et artistique formidable. Un public ouvert et chaleureux, des salles magnifiques, la visite de différents pays… Un voyage qui nous a mis des étoiles plein les yeux !

Coupler la passion de la musique et celle du voyage est unique et j’en rêvais.

Si demain tout s’arrêtait, je n’aurais pas de regrets car je l’aurais vécu.

9. N’est-il pas un peu compliqué de se produire sur scène en France quand on joue ce genre de musique ? Quel regard portes-tu sur les difficultés actuelles du monde de la musique ?

Il est clairement très difficile d’exister en France en tant que groupe de ce style, cela s’apparente plutôt à de la « survie » d’ailleurs !

C’est un sujet vaste, mais le point le plus triste est que la musique soit devenue, au même titre que la plupart des choses dans notre société, un produit de consommation.

Cette industrie a bousculé pas mal de normes et de repères, et, a fatalement rendu l’existence des artistes très compliquée.

Les grosses productions ne prennent plus de risques, elles fabriquent des artistes « sur mesure », ou soutiennent ceux qui sont déjà des « valeurs sures », donc œuvrer en indépendant est devenu inévitable et possible grâce aux différents réseaux sur internet, mais c’est aussi une fourmilière dans laquelle il est difficile de se démarquer et se faire entendre par un public susceptible d’adhérer.

Quand on se lance dans cette voie aujourd’hui il faut être conscient de ce dans quoi on met les pieds, la quantité de travail à fournir et savoir s’accrocher à sa passion et son authenticité sans abandonner aux premières portes fermées, car rien n’est plus « impalpable » et déroutant que l’évolution dans cette sphère, qui par ailleurs peut offrir de merveilleux moments de plénitude, grâce notamment au public.

10.Quels sont vos projets ? Des concerts en vue ?

Nous avons fait une tournée en France début Mai, pas d’autres dates de prévues pour le moment.

Mais des idées de clip et de nouvel album germent actuellement.

11. Le mot de la fin ?

Merci à toi pour cette interview et à ceux qui la liront !

http://www.markize.com

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Catégories :Interviews musicales, Littérature

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9 réponses

  1. Inconnus au bataillon ! désolé pour eux et pour leur talent, mais je viens de découvrir le groupe grâce à ton blog.

    J’ai vu (tout autre chose) que le « déchronologue » était sorti en poche… 🙂

  2. je ne connaisais pas. Très sympa en tout cas. Ca me fait penser à Lacuna Coil

Rétroliens

  1. Récapitulatif des interviews – Février / août 2013 | EmOtionS – Blog littéraire et musical
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