Pages après pages : Stephen King – 22/11/63

Après « Il » de Derek Van Arman, je renouvelle l’expérience de coucher ici, tout au long de ma lecture, les impressions que me procurent un livre (sans pour autant en dévoiler l’intrigue).

Une fois de plus, 22/11/63 de Stephen King s’y prête tout particulièrement par sa taille et son histoire.

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Le contexte :

Un énième roman de Stephen King ? Pas sur. Par son sujet ambitieux, par sa taille et par les échos provenant des lecteurs américains (critiques élogieuses, nomination à de nombreux prix littéraires…), on peut s’attendre à une oeuvre majeure de l’auteur.

Time magazine : « l’oeuvre d’un génie ! »

Miami Herald : « Colossal, généreux, passionnant… La quintessence du talent de King »

Rien que ça !

L’objet :

Le livre est un pavé de 937 pages, qui pèse son poids.

La couverture est proprement superbe, expressive grâce à ces faux extraits de journaux (traduits en français).

La lecture, étape par étape :

– Lundi 04 mars 2013, début de ma lecture :

Impression du jour : un démarrage du tonnerre !

98 pages lues, l’écriture est toujours aussi expressive (ce n’est pas une surprise de ce coté là).

Les premiers chapitres ne traînent pas quant au sujet du livre, très vite on est confronté à ce que sera l’objet de la lecture : changer l’histoire concernant l’assassinat de JFK. Le tout est habillement mené.

Les 100 premières pages sont typiques du style du King et happent littéralement le lecteur par l’intelligence du propos et la méthode utilisée (pas de pseudo discours scientifique, mais une situation superbement suggérée par des petites touches du quotidien).

Pas de grosse surprise concernant le personnage principal, typique de l’œuvre de l’auteur.

100 pages qui s’avalent comme un rien et donnent une folle envie de s’enfoncer plus avant dans l’histoire. Il n’y a que le poids de l’objet qui peut entraîner une fatigue musculo-squelettique.

– Mardi 05 mars 2013  :

Impression du jour : nostalgie.

De la page 99 à la page 180.

Back to the 50’s. On le sait, le King éprouve une certaine nostalgie par rapport à cette époque (un certain mode de vie, des voitures américaines mythiques…). Vu le format du roman, il se permet une plongée dans le quotidien de cette période, à grand renfort de détails et de comparaisons par rapport à notre siècle.

Mais, que l’on soit clair, rien de rébarbatif dans cette démarche ;suivre cet homme du futur qui ne connaît pas grand chose à cette décennie est fort plaisant et plutôt touchant..

Après un début en fanfare, on entre dans ce qui fera sans doute la vraie ambiance du bouquin.

Nostalgie aussi me concernant, du fait des clins d’oeil appuyés à ses précédents romans se déroulant dans la ville de Derry, et principalement « Ça » (les amateurs apprécieront, même si ça ne nous rajeunit pas).

– Mercredi 06 mars 2013  :

Impression du jour : hypnotique.

De la page 181 à la page 304.

Le King décrit la fin des 50’s de manière passionnante. Malgré la taille du roman, il a l’intelligence de ne pas se perdre dans cette description.

L’intrigue prend rapidement un tour plus dynamique, qui rend le livre très difficile à lâcher.

Stephen King prouve une fois de plus qu’il est un conteur hors pair, quasiment sans égale dans ce style. L’histoire coule tellement agréablement qu’elle en devient quasi hypnotique.

Le récit propose un mix des plus réussi entre les ambiances que pouvait proposer l’auteur  lors de ses romans des années 80 et ce qu’il nous a présenté dans ces écrits récents, à la maturité plus « adulte ».

– Jeudi 07 mars 2013  :

Impression du jour : une phase de transition.

De la page 304 à la page 398.

Le roman est entré dans un phase de transition, de nouvelles pièces apparaissent et s’assemblent.

Le rythme en devient plus lent, mais sans perdre en intensité.

Le King s’invite également sur le terrain de l’émotion, lors de passages réussis, assez éloignés de ses goulets de violence.

400 pages de lues, et cet agréable sentiment d’être déjà au fond des choses alors que la moitié du récit n’est pas atteinte ( il reste 530 pages !).

– Vendredi 08 mars 2013  :

Impression du jour : respiration.

De la page 399 à la page 490.

Durant ce passage, le roman est entré dans une phase de respiration, avec à nouveau une description du quotidien des années 60.

Ce passage semble fait pour mieux entrer dans le vif du sujet, ce qui ne saurait tarder.

Partie toujours assez émouvante.

– Dimanche 10 mars 2013  :

Impression du jour : dans le vif.

De la page 491 à la page 552.

Après de nombreux détours, le roman entre dans le vif du sujet.

L’ambiance change clairement, l’écriture devient plus sèche, le ton plus sombre.

Le lecteur passe clairement par différentes phases tout au long de sa lecture, ce qui permet de maintenir l’attention.

Curieux de la suite.

C’est en effet une chose de lire l’histoire de personnages fictifs dans un univers réel, c’est tout autre choses de lire l’histoire romancée de personnages réels.

– lundi 11 mars 2013  :

Impression du jour : perdu entre le vrai et le faux.

De la page 552 à la page 643.

Étrange sensation de lire un roman sans savoir ce qui est vrai et ce qui est faux. Une sacré bonne sensation en ce qui me concerne, même si je comprend qu’elle pourra déstabiliser certains.

Qu’est-ce qui est inventé, qu’est-ce qui est romancé, qu’est-ce qui est strictement fidèle à l’Histoire, qu’est-ce qui n’est que supposition historique ?

Suivre Lee Harvey Oswald « au quotidien » est une expérience étonnante, King arrive à donner une belle profondeur au récit et aux personnages, fictifs ou non.

– Mardi 12 mars 2013  :

Impression du jour : révélations.

De la page 644 à la page 734.

Les pièces se mettent toujours en place, le King ose les révélations et ose continuer dans l’émotion.

Les personnages prennent toujours plus de profondeur (normal, le terrain est vaste sur 937 pages).

– Mercredi 13 mars 2013  :

Impression du jour : le génie est sorti de sa boite.

De la page 734 à la page 794.

Tant d’émotions positives à la lecture de ce roman jusqu’à présent. Un roman admirable, un King en très grand forme, jusqu’à maintenant…

(Ne retenez pas la page si vous me lisez), parce que sur ce passage, ce que propose le King tient tout simplement du génie.

C’est inattendu et absolument magnifique. J’ai presque envie de ralentir ma lecture tellement ce récit est bon. Je veux en garder pour plus tard.

Pourquoi ce roman est-il si court ? 😉

– Jeudi 14 mars 2013  :

Impression du jour : surprise.

De la page 795 à la page 829.

Tout le monde sait de quoi parle le livre et de ce qu’est sa finalité. Je ne peux qu’être assez surpris cependant par le traitement de la « chose ». Par son rythme et son déroulement, la « chose » est assez inattendue.

Mais c’est une surprise très positive .

– Vendredi 15 mars 2013  :

Impression du jour : sans voix.

De la page 830 à la page 936.

C’est la fin. je pourrais en dire beaucoup, mais je risque de ne pas trouver les mots, donc je vais me taire et savourer.

La conclusion :

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥ et +

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥♥ et +

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥♥ et +

Émotion : ♥♥♥♥ et +

Note générale : ♥♥♥♥ et +

Vous êtes fan du King, jetez vous là-dessus.
Vous ne connaissez pas le King, jetez vous là-dessus.
Vous n’êtes pas friand de science-fiction, ça tombe bien ce roman n’en n’est pas vraiment un, donc jetez vous là-dessus.
Vous êtes fan de SF, ce n’est peut-être pas le sujet principal, mais ça vous parlera tout de même, donc jetez vous là-dessus.
Vous aimez les longs romans, jetez vous là-dessus.
Vous prenez un peu peur devant la taille de celui-ci, mais je vous le dis : vous n’avez rien de mieux à lire, donc jetez vous là-dessus.

Le King nous propose là une oeuvre foisonnante, pleine de pages, d’idées et d’émotions.

22/11/63 est un roman d’ampleur, par sa taille et son sujet. Mais c’est également une oeuvre d’ampleur par l’émotion qu’elle suscite auprès du lecteur.

936 pages, cela peut paraître démesuré, mais croyez-moi, si vous arrivez à plonger comme moi dans ce récit, elle vous paraîtront presque insuffisantes.

Le propos, la construction, les descriptions, tout respire l’intelligence. A certains moment, ça en est presque déstabilisant.

Oh non, pas que le King veuille ramener sa science, bien au contraire ! le récit est d’une fluidité quasi miraculeuse, prouvant que l’auteur maîtrise le sujet et son art sur le bout des doigts.

La description des années 50 et 60 est passionnante, détaillée, mais surtout vivante. On n’est pas dans un livre d’histoire.

Certains trouveront peut-être que ses 936 pages n’ont pas toujours la même intensité. C’est, pour moi, au contraire une qualité, le King alternant parfaitement moments de tension, suspense et moments de respiration.

Et cette histoire respire par tous ses pores. Elle respire d’intensité, de crédibilité et d’émotion. Parce que, oui, le King fait la part belle à l’émotion dans ce roman, loin de ses anciens récits horrifiques. Et il touche en plein coeur.

Un roman délicieusement nostalgique (l’ambiance de l’époque, les clins d’oeil appuyés à « Ça », un certain rapport avec « Dead Zone »), et en même temps résolument moderne.

Me concernant, une lecture qui restera inoubliable, j’en suis certain.

Je n’aurais maintenant qu’un seul souhait : pouvoir revenir dans le passé, atteint d’un légère amnésie, et pouvoir me replonger dans ce roman, comme neuf.

Je pose un genou à terre et je me prosterne devant le King. Le roi est vivant, vive le King.

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Catégories :Littérature, Livre : les incontournables

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43 réponses

  1. Ca me conforte vraiment dans l’idée que je dois lire du Stephen King ! j’en ai lu pour l’instant qui m’ont beaucoup plu et ton avis sur ce dernier livre me donne encore plus envie. Reste plus qu’à comme on dit 😉

    • Si tu veux, on discutera ensemble de sa bibliographie, et les livres à ne pas rater

      • J’ai oublié le nombre, j’en ai lu 3 pour l’instant : La ligne verte, Histoire de Lisey et Duma Key. Ils sont tous bien même si je sais que les derniers n’ont pas été aussi bien accueillis par les fans, Duma Key m’a fait une forte impression.

        • Crois moi, les dernier sont des pépites, Dome est un chef d’oeuvre et nuit noire… une merveille de noirceur (et tant pis pour les grincheux)

          • Oui il paraît, Dôme j’avais juste été freiné par sa division en deux tomes, 22€*2 c’était trop. Mais bon je vais bien finir par rattraper mon retard mais j’ai trop de challenge en cours pour l’instant pour m’ajouter un spécial Stephen King 😉

  2. Je suis en plein dedans (plus de la moitié), c’est du GRAND Stephen King. Ca fait plaisir de voir, après Dôme, qu’il confirme sa remontée en flèche (même s’il n’a jamais été bien bas).

    • « Je suis en plein dedans (plus de la moitié), c’est du GRAND Stephen King. Ca fait plaisir de voir, après Dôme, qu’il confirme sa remontée en flèche (même s’il n’a jamais été bien bas). »
      Ça fait très peur, ces mots semblent sortir DIRECTEMENT de ma bouche 😉 (je suis à la page 490, sur 930). serais-je possédé ? 😉
      Content de voir, qu’une fois de plus, nous sommes sur la même longueur d’onde !

  3. Le premier King que j’ai lu, j’avais 14 ans et c’était Carrie. Pa la suite, j’ai acheté tous ses livres dès leur sortie et … j’ai lâché après Sac d’os que je n’ai pas aimé du tout .
    Je devrais peut être m’y remettre …

  4. Maintenant disponible en librairie!

    Un excellent roman de Stephen King, dans lequel l’auteur nous démontre qu’il n’est pas qu’un spécialiste de l’horreur…. mais un conteur avant tout!
    Meme si je pense qu’il n’était nullement besoin de le démontrer, puisque Stephen King a publié plus de 50 livres, plus de 200 nouvelles et bien plus de 600 essais, en quelques 40 ans!

  5. Je le dégusterai cet été 🙂

  6. Superbe chronique! J’ai très envie de le lire mais pour l’instant ça fait un peu trop pour mon budget! ^^ Beaucoup de passion dans tes écrits en tout cas 🙂

    • Merci! J’essaye en effet de faire passer mes émotions et ma passion dans mes écrits. Si jamais j’en fais trop vous me le dites, hein ? ;-). Ce roman devrai être gratuit, déclaré d’intérêt public et distribué au plus grand nombre ^^

  7. Ton pavé, il est garantit 100% pur boeuf, heu, 100% pur Stephen King ? Y’a pas de morceau de Stephen Derrick qui trainent dedans ??

    Pas de chance pour toi, je me suis jetée dessus et il trône sur mon bureau, au boulot… plus de place dans mon sac, mais lundi, je le ramène et je le lis de suite car emprunt.

    J’adore le concept de la couverture, avec, le verso en version « échappée belle ».

    On verra si j’aimerai autant que toi.

    Au fait, pour Dome, qu’est-ce qui cloche ? J’ai lu que la fin était bâclée, c’est bien cela ? Tu l’as lu, Dome ?

    • Tu me fais trop marrer toi (qu’est ce qui cloche dans Dome ^^). La fin n’est pas bâclée, elle est un peu spéciale et franchement, ce n’est pas le plus important : c’est également un pur chef d’oeuvre ce roman.
      Je ne peux pas te certifier le pur boeuf, mais je n’ai trouvé aucune trace de Derrick dans mes analyses.
      La couverture est effectivement superbe, une vraie réussite.
      Fait toi plaisir avec ce bouquin ! On en reparlera

      • Dès que j’ai fini « Le baiser du fer », je commence celui du King et ensuite, je pense que je vais me faire plaisir avec Dome.

        J’avais lu quelques critiques et certains se plaignaient de la fin qu’ils avaient trouvée bâclée après que le tout le reste ait été un chef-d’œuvre.

        Allez, je vais l’emprunter aussi.

  8. Honte à moi je n’ai pas encore lu un Stephen King … Pourquoi pas commencer par celui-là ? Qu’en penses-tu Yvan ? Excellente idée de nous donner ton ressenti aux fils des jours … Merci pour cette superbe chronique …

  9. Je ne peux que confirmer votre avis car moi aussi je n’en suis pas encore sorti de cette œuvre finie depuis un mois et en ayant lu un polar en suivant … C’est jubilatoire, une expérience à ne pas rater ! King, dont je n’avais lu qu’un livre auparavant, prouve avec 22/11/63 qu’il est un immense auteur …

  10. J’adore cette chronique au fil de la lecture : excellente idée, qui permet de bien partager ton ressenti et tes émotions – et donne sacrément envie de les éprouver également !!!
    Débordé par les lectures et les choses à faire, je n’ai pas pu aller plus loin que les 70 premières pages de 22/11/63, mais j’aurais aimé pouvoir pousser davantage… Je me rattraperai peut-être prochainement !
    Et c’est vrai, ça fait plaisir de voir King revenir au plus haut niveau, après quelques années où ses écrits ne m’attiraient pas ou, quand j’y mettais le nez, me décevaient. Ce mec est vraiment unique par sa puissance et son imagination de conteur hors pair 🙂

  11. ça ne sera certainement pas mon dernier commentaire ici ♥
    Première lecture de la journée et premier coup de coeur pour moi!! Pour Stephan king un peu et pour Gruz beaucoup beaucoup et beaucoup plus.
    J’ai tout simplement adoré cette chronique qui m’a donné envie de lire du King, bravo de véhiculer ton émotion de la sorte!
    Comme je l’ai mentionné sur facebook, ce titre sera une de mes priorités.

    • Merci pour ton passage par ici et surtout merci pour ton message. Je suis incroyablement touché par celui-ci.
      Si tu me confirmes que j’ai réussi à faire passer mes émotions, c’est que mon objectif est atteint.
      Je viens également de découvrir ton blog et je vais m’y plonger avec délectation 😉
      A bientôt ici ou ailleurs

  12. J’ai bien aimé lire cette chronique.
    J’ai vraiment hâte de le lire, car je suis une grande fan du King ^^

  13. Pas encore lu ce « chef d’oeuvre » dont j’attendais la sortie en poche ! mais après une chronique à couper le souffle comme celle-ci, je crois que je tiens mon « pavé » de l’été… 🙂 Merci pour cet enthousiasme.

  14. J’ai adoré la façon dont tu as construis ta chronique! Très originale!! 🙂
    Pour moi aussi ce livre est un chef d’œuvre, je l’ai adoré!! Ça se lit facilement, bien que ce soit un pavé, on ne se rend pas compte qu’on le dévore! J’ai adoré tout! Les personnages, l’histoire, les révélations et la fin aussi!! Un réel coup de cœur!!

  15. Je viens tout juste de terminer ce « pavé » à mon grand regret ! Mais toutes les bonnes choses ont une fin, dit-on … 😉 En plus du plaisir que j’ai pris (pour ne pas dire le pied :-D) à renouer avec la plume de Monsieur King, j’ai eu le double effet Kiss cool en découvrant ton blog ! Décidemment cette année 2017 s’annonce sous les meilleurs auspices …
    Je sens que je vais venir glaner des idées par devers chez toi !!!

    • Merci beaucoup !
      Il faut dire, qu’aucun roman ne m’a enthousiasmé comme celui-là ;-). Oui, c’est un excellent titre pour renouer avec le King !
      Je vais de ce pas aller visiter Fan2polar 😉

Rétroliens

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  2. Bilan livresque : janvier / avril 2013 |
  3. Pages après pages : Jérôme Camut & Nathalie Hug – W3 Le sourire des pendus |
  4. Bilan livresque : janvier / Juin 2013 |
  5. Mon Top 20 des romans parus en 2013 (à début novembre) | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  6. Lettre au Papa Noël 2013 – Mes suggestions de romans | EmOtionS – Blog littéraire et musical
  7. 5 conseils à : Sido (Errances immobiles) | EmOtionS – Blog littéraire et musical
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