Karine Giebel – Meurtres pour rédemption


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Vingt ans. Le bel âge ? Pas pour Marianne. En prison. Pour perpète. Pour meurtres.

 » Ils ne m’ont laissé aucune chance (..:) -Mais j’existe encore (…) Ça leur ferait trop plaisir que je cesse le combat… Je ne leur ferai pas cette joie (…).

Alors, nourrir la haine, l’instinct de survie, même si l’on ne désire qu’aimer, être aimée ; pour lutter malgré tout, contre les coups, les brimades, l’ignoble. La liberté. Inaccessible. Sauf à se laisser bercer par le chant des trains, pas si loin, là, derrière les barreaux, à se laisser emporter dans leur sillage. Jusqu’au jour où … En taule, même l’inimaginable peut surgir. Une porte s’ouvre… « 

La liberté, Marianne, ,tu dois en rêver chaque jour, chaque minute, non ?  » Mais le prix à payer pour transformer ce rêve en réalité est terrifiant. Marianne ira-t-elle jusqu’au bout ? Jusqu’au bout de cette voie de sang ? Mais, peut-être, aussi, de rédemption ?…

Mon avis

Éprouvant, douloureux, rude, noir… vivant !

J’en ai lu des bouquins, mais cette histoire est sans aucun doute la plus éprouvante qu’il m’ait été donné de suivre. Une descente aux enfers dont il est difficile de ressortir indemne.

Difficile parce que ancré dans la réalité, difficile parce que incroyablement violent, difficile parce que l’écriture nous happe littéralement.

On est loin des thrillers montés de toutes pièces autour de personnages rocambolesques, Giébel nous plonge dans une réalité sordide, avec un talent incontestable.

L’auteur fait preuve d’une empathie incroyable pour ses personnages, bons ou mauvais (et les bons sont très rares, l’auteur insistant lourdement sur leur part d’ombre). La qualité d’écriture y est pour beaucoup, une révélation pour moi.

Bon, le roman n’est pas exempt de défauts, le pavé (765 pages) aurait mérité d’être légèrement raccourcit à mon sens, les scènes de torture défilant à un moment à une telle vitesse que ça fait un peu empilage des horreurs. Avec de telles descriptions, Giébel joue au funambule, mais s’en sort pourtant avec brio.

Une aventure qui révolte souvent, dont on sort groggy et un peu changé.

Mention spéciale pour la fin, sans grands effets démesurés, mais au contraire touchante et, à mon sens, parfaite.

A ne pas mettre dans les mains de gens trop sensibles, ni de surveillants de prison, mais hautement recommandable.

Publication française : 2006

Originalité de l’intrigue : ♥♥♥♥

Profondeur de l’histoire : ♥♥♥♥

Qualité de l’écriture : ♥♥♥♥

Émotion : ♥♥♥♥

Note générale : ♥♥♥

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Catégories :Littérature

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3 réponses

  1. Je suis ravie de voir que tu as ressenti les mêmes émotions que moi … Un talent incontestable nous sommes bien d’accord !

Rétroliens

  1. Festival sans nom 2017, le salon du polar de Mulhouse – Info n°2 – Auteurs – EmOtionS – Blog littéraire et musical

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